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G7: Macron reconnaît que la taxe Gafa est "très imparfaite"

Le chef de l'État s'est dit prêt à renoncer à la taxe Gafa votée par le Parlement en juillet, à condition qu'une solution sur la taxation des activités numériques soit trouvée dans le cadre de l'OCDE.

Après une première matinée de travail, Emmanuel Macron a dit espérer ce dimanche que les membres du G7 réunis à Biarritz réussiront à "finaliser (leur) volonté claire de moderniser en profondeur l'Organisation mondiale du comme (OMC)" et qu’ils agiront "ensemble sur la taxation dans le cadre de l’OCDE".

Car ce dernier point est "aussi un sujet de contentieux", a reconnu le chef de l’État avant d’évoquer la taxe Gafa adoptée en juillet par le Parlement français, malgré les menaces de représailles brandies par Donald Trump. "Comme on n’arrivait pas à se mettre d’accord dans le cadre de l’OCDE, […] il y a eu des tensions. C’est pour ça qu’une dizaine de pays, dont la France, ont pris cette décision d’avoir une taxe qui a heurté certaines entreprises américaines", a-t-il ajouté.

Une taxe Gafa "très imparfaite"

Emmanuel Macron s'est toutefois dit prêt à renoncer à cette taxe si une solution était trouvée "dans le cadre de l’OCDE".

"Nous, on ne souhaite pas garder notre taxe. Elle est très imparfaite notre taxe. C’est beaucoup plus intelligent d’avoir une taxation internationale", a-t-il expliqué.

Mais pour l’heure, "notre système de taxation international n’est pas bon", a déploré le chef de l’État. Avant de conclure: "Si on arrive à enclencher cette dynamique internationale, c’est la meilleure des solutions possibles. Elle est bonne par rapport à ce que veut le président Trump et elle sera bonne pour nous parce qu’elle obtient le même objectif (que la taxe Gafa, NDLR)".

Pour rappel, la taxe dite Gafa crée une imposition des grandes entreprises du secteur non pas sur le bénéfice, souvent consolidé dans des pays à très faible fiscalité comme l'Irlande, mais à hauteur de 3% du chiffre d'affaires réalisé en France, notamment sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.
Paul Louis