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Malgré un "dernier coup de pression", Bercy entend bien lancer la reprise le 11 mai

Le déconfinement aura lieu le 11 mai si toutes les conditions sont réunies, martèle le gouvernement. Et c'est quatre jours avant, le 7 mai, que cette décision sera prise. Une ultime menace surtout destinée à éviter les relâchements.

"L’heure n’est plus aux doutes mais au volontarisme" résume-t-on dans l’entourage du ministre de l'Economie Bruno Le Maire. A une semaine du 11 mai, date du début du déconfinement, Bercy "n’envisage pas de trébucher dans les derniers mètres du marathon du confinement".

Mais pour cela, "il va falloir que les Français jouent le jeu jusqu’au bout", insiste-t-on au ministère de l'Economie. "Et la date du 7 mai est là pour éviter les relâchements". C'est, en effet, jeudi prochain, au cours d'un point sanitaire, que sera confirmé ou non le début du déconfinement.

Pas une épée de Damoclès

L’exécutif reste donc vigilant. Mais sauf grave retournement de la situation sanitaire, les choses sont claires: cette échéance du 7 mai est un "dernier coup de pression" et non pas une épée de Damoclès sur la reprise de l’activité économique.

Les milieux patronaux et syndicaux affirment d’ailleurs que l’exécutif ne leur a jamais parlé de la date du 7 mai comme un possible frein majeur.

"Tout le monde s’accorde à dire qu’un nouveau prolongement du confinement serait une catastrophe économique" explique à BFM Business un haut responsable patronal pour qui les consignes sont claires : "préparer la reprise et être prêt le 11 mai." Et Bruno Le Maire ne s’en cache pas : il demande à ce qu’"un maximum de Français reprennent le travail la semaine prochaine".

Thomas Sasportas avec Thomas Leroy