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Macron: "la réforme du pays c'est de laisser les gens la faire"

Emmanuel Macron veut également que la France soit plus clémente envers les entrepreneurs qui échouent

Emmanuel Macron veut également que la France soit plus clémente envers les entrepreneurs qui échouent - 01net.tv

Dans une intervention sur 01netTV ce jeudi 7 janvier, le ministre de l'Économie  et du Numérique a vanté les mérites des entrepreneurs et des start ups. Selon lui, leur vitalité montre qu'aujourd'hui la réforme n'est pas l'apanage d'une élite.

Sans trop de surprise, Emmanuel Macron a fait les louanges des entrepreneurs aux CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas qu'il a qualifiés de "superstars de l'Économie". Sur le plateau de nos confrères 01netTV, il a ainsi rappelé que l'apport des start up "n'est pas anecdotique" car "elles créent des emplois et se développent".

Il en veut pour preuve que "la France est le premier pays d'Europe continentale en termes de créations de start up", avec 1.500 entreprises crées l'an passé. Il a promis d'agir en ce sens pour que la France continue sur cette bonne lancée car "l'industrie de demain doit être pourvoyeuse d'emplois car celle d'aujourd'hui n'a presque plus rien à offrir".

En ce sens il a appelé les grands groupes et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) à davantage collaborer avec les start ups. "C'est la clef", a-t-il assuré. Mais il a surtout promis de la stabilité car selon lui, "un entrepreneur ne demande rien à l'État. C'est une plante qui pousse dans tous les milieux et ce qu'elle déteste plus c'est le changement".

La France future première délégation au CES?

Et pour le ministre de l'Économie la réussite des entrepreneurs français montrent une chose: que "la réforme elle n'est plus subie; elle doit être faite avec tous". Ainsi la réforme ne peut plus appartenir "à une élite entre elle qui décide". "La réforme du pays c'est de laisser les gens la faire", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a aussi voulu souligner l'importance de la culture de l'échec car "un entrepreneur qui a échoué, il a emmagasiné une expérience qui vaut beaucoup".Il a néanmoins jugé que les mentalités était en train d'évoluer sur ce sujet.

Enfin il a salué la mobilisation des entrepreneurs français au CES, la délégation française étant la plus important après les États-Unis. Il a espéré "nous seront plus nombreux que les États-Unis" ce qui est, selon lui, "faisable".

J.M.