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Macron "assume d'être libéral"

Emmanuel Macron appelle à saisir les opportunités de la révolution numérique

Emmanuel Macron appelle à saisir les opportunités de la révolution numérique - Lionel Bonaventure - AFP

Dans un entretien accordé au Parisien Magazine, le ministre de l'Économie revient sur le clivage économique qui oppose la gauche et la droite. Il affirme alors que le libéralisme est historiquement une valeur de gauche.

Peut-on être libéral et de gauche à la fois? Emmanuel Macron n'en doute pas une seconde. Dans un entretien accordé au Parisien magazine dont des extraits ont été publiés sur le site du quotidien, le ministre de l'Économie revient ainsi sur le clivage économique gauche-droite. "C’est le clivage entre les progressistes et les conservateurs qui a du sens. Mais il y a des gens à gauche qui ne sont pas progressistes et des gens à droite qui voudraient l’être", insiste-t-il.

"Ma gauche, c’est une gauche qui donne des droits par la liberté. Ce n’est pas une gauche qui se ferme et se recroqueville", ajoute-t-il avant d'affirmer: "J'assume d'être libéral". Et à ceux qui lui feraient remarquer que le libéralisme est forcément à droite, le ministre de l'Économie "rappelle que, historiquement, le libéralisme est une valeur de gauche, de défense de l'égalité des droits".

Emmanuel Macron assume d'autant plus son côté libéral qu'il plaide une nouvelle pour un régulation un peu plus flexible. "L’Etat doit établir un cadre pour faire émerger les champions de demain et créer les emplois ici, en France. Il doit continuer à donner plus de souplesse au marché du travail, en protégeant les personnes plutôt que les emplois", affirme-t-il ainsi.

"Certains secteurs vont être chamboulés"

Le ministre de l'Économie appelle surtout "à lutter contre la tendance française à voir le numérique comme une menace". Et Emmanuel Macron de pointer une fois de plus "la révolution numérique" qui et qui est "inévitable". "La question est de savoir à qui elle bénéficiera: si nos entreprises ratent cette mutation, ce sont leurs concurrents qui en profiteront".

Une révolution qui, selon le ministre, va également avoir des incidences sur les parcours professionnels. "Regardons la vérité en face: certains secteurs vont être chamboulés", fait valoir le ministre de l'Économie. "Mais nous pouvons accompagner cette transition technologique par l’investissement en capital et en formation (…) il faut ainsi donner plus d’autonomie aux individus pour qu’ils soient mobiles et capables de s’adapter aux ruptures que chacun connaît désormais au cours d’une carrière: passer d’un CDI à un CDD, devenir entrepreneur, changer de métier...", explique-t-il.

E de conclure: "Dans ce nouveau contexte, chacun doit être protégé tout au long de sa vie contre tous les grands risques, indépendamment de son statut".

J.M.