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Les routiers maintiennent leur appel à la grève le 25 septembre

Les routiers appellent à une "mobilisation massive" lundi prochain.

Les routiers appellent à une "mobilisation massive" lundi prochain. - Thierry Zoccolan - AFP

Après une réunion au ministère des Transports qu'ils ont jugée "décevante", les syndicats CGT et FO du transport routier ont maintenu leur appel à la grève à partir du lundi 25 septembre.

Les syndicats CGT et FO du transport routier ont maintenu ce mercredi leur appel à la grève à partir du 25 septembre et souhaité une "mobilisation massive" dans d'autres secteurs pour lutter contre la réforme du code du travail, à l'issue d'une réunion au ministère des Transports qualifiée d'"échec".

"On comptait sortir avec quelque chose, ce n'est pas le cas", a commenté devant la presse Patrice Clos (FO), selon lequel le ministère a "dit non" à une autre réunion d'ici à dimanche. Par conséquent "on maintient le mouvement et on veut l'étendre aux déchets, transports de voyageurs, transports urbains", a-t-il ajouté.

Des routiers "plus déterminés que jamais"

"C'est un échec, nous ressortons plus déterminés que jamais", "aucune réponse concrète" n'a été apportée pour apaiser les craintes des routiers et "nous appelons à une mobilisation massive dans tous les secteurs d'activité", a pour sa part déclaré Jérôme Vérité (CGT).

Les deux syndicats estiment que les ordonnances vont marquer "un recul social sans précédent" dans ce secteur où les PME sont nombreuses, du fait notamment que les primes pourront être à l'avenir négociées entreprise par entreprise, voyant là un risque de "dumping social".

Le ministère des Transports a indiqué à qu'il s'agissait d'une "réunion d'écoute et d'échanges", lors de laquelle "les organisations syndicales ont pu exprimer toutes leurs revendications, lesquelles allaient bien au-delà des ordonnances sur le travail puisqu'elles portaient sur les salaires, le dialogue social, la directive détachement, la formation professionnelle et l'emploi en général dans la branche".

"La réforme n'a pas de raison d'inquiéter les routiers"

Concernant les ordonnances travail, le ministère a "rappelé que la réforme n'avait pas de raison d'inquiéter les routiers en raison de leurs spécificités". Les temps de pause et de repos sont "fixés dans le code des transports pour des raisons de sécurité", et les ordonnances travail "ne les remettent absolument pas en cause", avait assuré la ministre des Transports, Elisabeth Borne, mercredi matin sur RTL.

Lundi, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait affirmé que le gouvernement était prêt à examiner "les spécificités" du métier des routiers. Selon les fédérations CFDT et CFTC, reçues lundi par son cabinet, "une réponse" devait être apportée "avant la fin de la semaine" aux routiers. En mai 2016, à l'approche de l'Euro de football, les routiers avaient obtenu que le projet de loi Travail défendu par Myriam El Khomri ne modifie pas leur régime dérogatoire sur les heures supplémentaires.

N.G. avec AFP