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Les organisations patronales adressent un "cri d'alarme" au gouvernement

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, est un des signataires de ce "cri d'alarme" lancé au gouvernement.

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, est un des signataires de ce "cri d'alarme" lancé au gouvernement. - -

"Inquiètes" pour "l'avenir" de la France, huit organisations patronales ont lancé dimanche "un cri d'alarme". Elles demandent la mise en place rapide des aides promises aux entreprises, notamment dans le cadre du Pacte de responsabilité.

Huit organisations patronales lancent dimanche un "cri d'alarme" à l'exécutif, appelant à la mise en oeuvre rapide des aides promises aux entreprises, quelques jours après la publication des mauvais chiffres du chômage.

"Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, notre appel solennel est avant tout un cri d'alarme de citoyens français inquiets pour l'avenir de leur pays", écrivent-ils dans un document (disponible ci-dessous) publié par le Journal du dimanche.

Parmi les signataires, on trouve le patron du Medef, Pierre Gattaz, mais aussi les représentants de la CGPME, de l'UPA (artisanat), de la FNSEA (agriculteurs), de l'UNAPL (professions libérales), de l'AFEP (grandes entreprises), de Croissance + (entreprises à forte croissance) et d'ASMEP-ETI (entreprises de taille intermédiaire).

Trois demandes concrètes

Après des "discours qui ont redonné espoir aux entrepreneurs", "nous constatons que les actes ne suivent pas les discours", affirment-ils, réclamant "trois actes concrets". Tout d'abord, les organisations patronales demandent l'inclusion "de manière explicite et rapidement" dans la loi des promesses du Pacte de responsabilité sur une baisse des charges et de la fiscalité.

Au passage, elles demandent que soient "retravaillés" les textes sur la pénibilité et "ajustées" les dispositions sur le temps de travail, dont la durée minimale doit passer à 24 heures par semaine le 1er juillet.

En second lieu, les chefs d'entreprises signataires demandent un "moratoire" sur tout texte susceptible de durcir la règlementation ou d'augmenter les contrôles. Enfin, les signataires exigent des "réformes structurelles" sans "tabous" ni "dogmes" pour baisser la dépense publique.

Une conférence sociale "rock'n'roll"

Un appel qui ne devrait pas faire plaisir aux syndicats, à quelques jours d'une conférence sociale qui s'annonce tendue. Instaurée par le président Hollande, elle réunit chaque année tous les acteurs du dialogue social autour du gouvernement pour établir la feuille de route de l'année à venir.

La publication de cette tribune promet une conférence "rock'n'roll", a assuré Jean-Claude Mailly, le numéro un de Force ouvrière. Son homologue de la CFTC, Philippe Louis, juge l'esprit du texte "incompréhensible".

Le patronat avait déjà menacé de boycotter le rendez-vous, une possibilité qui entraînerait la "fin du Pacte de responsabilité", a annoncé le numéro un de la CFDT Laurent Berger. 


M. K. avec AFP