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Le PS réclame un geste fiscal pour les ménages, Hollande prêt à discuter à la marge

François Hollande se dit prêt à discuter d'un nouveau geste fiscal envers les ménages, mais refuse de toucher aux grandes lignes du pacte de responsabilité.

François Hollande se dit prêt à discuter d'un nouveau geste fiscal envers les ménages, mais refuse de toucher aux grandes lignes du pacte de responsabilité. - Alain Jocard - Pool - AFP

Le parti a voté lundi soir un texte qui appelle à un nouveau geste fiscal envers les ménages. François Hollande se dit ouvert à la discussion, mais refuse de toucher aux grandes lignes du pacte de responsabilité.

Le PS réclame un nouveau geste fiscal pour les ménages. Le Bureau national, l'instance dirigeante du parti, a adopté lundi 27 juillet, en vue du projet de Budget 2016, des propositions incluses dans le rapport de la commission Budget mise en place au lendemain du congrès du PS à Poitiers début juin. Un texte qui appelle notamment le gouvernement à réorienter des allégements de charges accordés aux entreprises vers les ménages.

A ce propos, le rapport propose de poursuivre en direction des ménages "en 2016 comme en 2017, et dans une même ampleur, le mouvement de baisse d'impôts amorcé en 2015 avec la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu".

Un coup de pression du parti avant le débat budgétaire 2016 qui débutera fin septembre. François Hollande se dit ouvert à la discussion, mais ne veut pas toucher aux grandes lignes du pacte de responsabilité.

Prêt à discuter uniquement à la marge

Le chef de l'Etat l'a répété hier soir, lors du dîner annuel de l'Association de la presse présidentielle. Les grandes masses du pacte de responsabilité sont bien calibrées. En clair, il n'est pas question de reprendre aux entreprises pour donner aux ménages, a fait savoir président de la République durant cet échange avec une centaine de journalistes. Il est prêt à discuter, mais à la marge.

En s'appuyant sur un rapport d'évaluation de ce pacte qui lui sera remis avant la fin de l'année, peut-être alors - si l'efficacité de tel ou tel dispositif est mis en cause - pourrait-il faire bouger les curseurs pour mieux cibler certains investissements. Mais l'idée de revenir sur les engagements qu'il a pris auprès des entreprises pour ensuite baisser les impôts des ménages et favoriser directement le pouvoir d'achat n'est absolument pas sur la table.

Seul gage qu'il peut apporter à l'aile gauche de son parti, très sensible à cette question du pouvoir d'achat: si la croissance était meilleure que prévue et qu'il disposait de nouvelles marges budgétaires, le chef de l'Etat assure qu'il utiliserait cette cagnotte fiscale non pas pour réduire le déficit, mais pour donner en priorité un coup de pouce aux ménages...

Mathieu Jolivet avec la rédaction