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Le patronat britannique réclame davantage d'Europe

Les patrons britanniques s'opposent aux déclarations de David Cameron

Les patrons britanniques s'opposent aux déclarations de David Cameron - -

A l'occasion de sa conférence annuelle, ce 4 novembre, le patronat britannique clame l'importance de l'adhésion à l'Union européenne pour les entreprises du pays. Un discours qui contredit celui de l'exécutif.

Les patrons britanniques clament leur désaccord avec leur Premier ministre, David Cameron. Le CBI, le Medef anglais, qui tient sa conférence annuelle ce lundi 4 novembre, estime que "le marché unique est fondamental pour notre avenir".

Une déclaration en forme d'opposition très nette au discours du chef de gouvernement qui déclarait, mi-octobre, que "bien trop souvent, les réglementations de l'Union européenne sont un handicap pour les entreprises", gênant "leurs efforts pour réussir", et leur coûtant "des milliards d'euros".

David Cameron a d'ailleurs promis un référendum sur l'adhésion à l'Union européenne d'ici 2017, à condition qu'il soit réélu en 2015.

5% du PIB britannique dépendent de l'adhésion à l'UE

Les chefs d'entreprises britanniques, eux, se prononcent en faveur du "maintien du Royaume-Uni dans une Union européenne réformée", soulignant les avantages économiques de l'adhésion.

La confédération patronale britannique, le CBI, auquel adhèrent quelques 240.000 entreprises, publie même une étude attestant de l'importance de l'appartenance à l'Europe. Cette dernière génèrerait 4 à 5% du produit intérieur brut (PIB) annuel du la Grande-Bretagne, soit 62 à 78 milliards de livres.

En outre, l'adhésion ouvre l'accès à un marché de près de 500 millions de personnes. Le leadership de La City parmi les grands centres financiers mondiaux dépend aussi de sa situation en Europe, selon l'organisation patronale.

Si Londres décidait de sortir de l'Union européenne, continuent les patrons d'Outre-Manche, elle devrait quand bien même se conformer aux lois européennes, sans avoir la possibilité de participer à leur élaboration. Certes, la forme actuelle de l'Europe est imparfaite, reconnait le CBI. Mais il est d'autant plus important d'en faire partie pour pouvoir la réformer.

Nina Godart avec agences