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Le gouvernement présente son premier budget

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Après le discours de politique générale ce mardi, le collectif budgétaire est présenté ce mercredi en conseil des ministres. Ce texte doit corriger et boucler le budget 2012 préparé par le gouvernement Fillon. Il intègre un effort supplémentaire de 7 à 10 milliards d'euros.

Le gouvernement entre dans le vif du sujet : après le discours de politique générale ce mardi, le collectif budgétaire est présenté ce mercredi matin en conseil des ministres. Un texte qui rectifie et boucle le budget 2012 préparé par le gouvernement de François Fillon. Il intègre un effort supplémentaire de 7 à 10 milliards d’euros.

Fin du bouclier fiscal

Parmi les mesures nouvelles du collectif budgétaire, la fin du bouclier fiscal pour les revenus aisés. Le collectif budgétaire prévoit en revanche une baisse du plafond des droits de succession de 159 000 à 100 000 euros, et une contribution exceptionnelle sur la fortune. Les Français résidant à l'étranger pourraient être eux aussi plus taxés, et payer par exemple des prélèvements sociaux sur leurs revenus fonciers issus de biens qu'ils possèdent en France. Les entreprises de plus de 20 salariés vont, elles, devoir faire une croix sur l'exonération des heures supplémentaires. La mise à contribution de certains secteurs est également programmée. Les entreprises pétrolières, par exemple, paieront une taxe exceptionnelle sur leurs stocks. Plusieurs taxes seront relevées dans le secteur bancaire.

Copé : « Cela ne suffira pas »

L'objectif du gouvernement : atteindre, comme l'a promis François Hollande, l'équilibre de nos finances publiques en 2017. Pour cela, il compte imiter les dépenses et trouver de nouvelles recettes. Mais la méthode sera-t-elle efficace ? Certainement pas pour Jean-François Copé, le patron de l'UMP : « Bien sûr que les déficits vont se creuser. [Dans le discours de Jean-Marc Ayrault] je n’ai pas entendu un mot sur la manière de diminuer nos déficits publics par des baisses de dépenses publiques. Je n’ai entendu parler que de hausses d’impôts, et encore, essentiellement contre les grandes fortunes. On sait bien que cela ne suffira pas, et que le compte n’y sera pas. »

« Un maître mot : la justice »

Bruno Le Roux est le patron des députés PS. Il assume les hausses d'impôts pour les plus aisés : « Il va falloir que des Français qui s’étaient habitués à ne plus voir la feuille d’impôts arriver dans la boîte aux lettres, aillent de nouveau ouvrir leur boîte aux lettres. Il va falloir faire repayer l’impôt à des gens qui en étaient totalement exonérés. Il va falloir aller chercher des ressources nouvelles sur des entreprises du secteur bancaire. Il y a possibilité d’affronter une situation difficile avec un maître mot : la justice. »

La Rédaction, avec Annabel Roger