BFM Business

Le Crédit Agricole constate des indicateurs "très encourageants" sur la reprise économique

Sur BFM Business, Philippe Brassac, directeur général de la banque verte, observe un retour à la normale dans la consommation et dans les projets immobiliers.

Comme la Banque de France, le Crédit Agricole estime que la reprise économique est plus forte que prévu. "On constate cela, on a des indicateurs qui sont très encourageants", affirme ce mardi sur BFM Business Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA.

"Fin mai, début juin et jusqu'à maintenant, on voit quelques indicateurs notamment l'activité de TPE. Les TPE, c'est les terminaux de paiement chez les commerçants. Le chiffre avant la crise c'était 270 millions d'euros par jour, pendant le confinement on était descendu à 100 millions d'euros par jour seulement, au mois de juin c'est 300. (...) C'est la même chose sur le crédit, on a beaucoup de choses qui montrent qu'a minima il y a un effet de rattrapage mais de façon intense, de façon rapide et donc c'est une partie qui part bien pour la suite".

Retour à la normale

Même constat dans l'immobilier avec "300.000 simulations de crédit habitat sur le mois de juin, c'est plus qu'avant la crise. (...) Il y a un retour à la normale, je crois qu'on ne peut pas le dire autrement". 

Pour le responsable, l'erreur serait de s'enfermer dans un pessimisme contre-productif. Philippe Brassac a d'ailleurs publié une tribune dans le JDD où il appelle à ne pas renoncer pour réussir. "Beaucoup de prédictions peuvent être auto-réalisatrices, notamment lorsqu'elles sont négatives. Si tout le monde s'attend à ce que le chômage explose, (...) cela peut avoir des conséquences. Il faut être pragmatique, il faut regarder si les dispositifs sont là. Ils sont là. On a de quoi d'une certaine façon combler le trou mécanique qui a été créé par le confinement. Si la reprise et donc la confiance est là, et c'est plutôt le cas, donc c'est encourageant. On va dire que la partie n'est pas gagnée d'avance mais elle n'est pas perdue d'avance", résume-t-il.

Olivier Chicheportiche