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La zone euro s'accorde sur le mécanisme de sauvetage des banques

Les Européens ont décidé d'attribuer 60 milliards d'euros au sauvetage des banques.

Les Européens ont décidé d'attribuer 60 milliards d'euros au sauvetage des banques. - -

Les ministres des Finances de la zone euro ont trouvé un accord, jeudi 20 juin, pour permettre au MES, fonds de secours européen, de recapitaliser directement les banques. 60 milliards d'euros seront dévolus à cette tâche.

Le mécanisme de sauvetage des banques de la zone euro progresse. Jeudi 20 juin, les ministres des Finances de la zone euro, réunis à Luxembourg se sont mis d'accord sur le principe d'une recapitalisation directe des banques par le fonds de secours de la zone euro, le MES (Mécanisme européen de stabilité).

Cet instrument permettra de préserver la stabilité de la zone euro" et d'empêcher "une contagion entre crise bancaire et crise des dettes souveraines", a indiqué Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe lors d'une conférence de presse.

Ce mécanisme sera prêt au plus tôt dans la deuxième partie de 2014. Il avait été promis par les dirigeants européens lors du sommet de juin 2012. Il intéressait alors au plus haut point l'Espagne, qui a bénéficié au printemps 2012 d'un prêt de plus de 40 milliards d'euros pour venir en aide à ses banques en difficulté.

60 milliards d'euros pour les banques

Les 17 ministres des Finances ont décidé que 60 milliards d'euros sur l'enveloppe de 500 milliards du fonds de secours seraient consacrés à la recapitalisation directe des banques.

"Cela devrait être plus que suffisant, tout en préservant la capacité de prêts du MES", a souligné Klaus Regling, le président du MES. Ce montant pourra être toutefois révisé par le conseil des gouverneurs du MES si cela est "jugé nécessaire", a précisé Jeroen Dijsselbloem.

Les ministres se sont enfin mis d'accord pour que la recapitalisation directe des banques puisse se faire "potentiellement de manière rétroactive" et ce "au cas par cas", a ajouté Michael Noonan, le ministres irlandais des Finances, dont le pays occupe la présidence de l'Union européenne jusqu'à fin juin.

Ce point était un des plus délicats à régler, certains pays s'opposant au principe même de la rétroactivité. Il reste toutefois "un long chemin à parcourir et des négociations à mener", a estimé le ministre irlandais, dont le pays n'exclut pas de demander à recourir à ce mécanisme. "Nous allons évaluer quelle est notre position et ce qui est le mieux pour notre pays", a-t-il conclu.

J.M. avec AFP