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La riposte de Sarkozy si Trump remet en cause l'accord de Paris sur le climat

Nicolas Sarkozy ne veut pas d'une Europe "faible" et "naïve".

Nicolas Sarkozy ne veut pas d'une Europe "faible" et "naïve". - Christine Poujoulat - AFP

Le nouvellement élu président américain a annoncé qu'il ne comptait pas respecter les conclusions de l'accord de Paris sur le climat. Le candidat à la primaire de la droite propose donc de mettre en place une taxe carbone sur les produits américains importés en Europe. Et il ne s'arrête pas là.

Nicolas Sarkozy suggère d'instaurer une taxe carbone sur les produits américains importés en Europe si le président élu Donald Trump dénonçait l'accord de Paris sur le climat. "Donald Trump a dit qu'il ne respecterait pas, on verra s'il tient cet engagement, les conclusions de l'accord de Paris sur le climat. Eh bien je demande que l'Europe se dote d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe, une taxe de 1 à 3%, pour tous les produits qui viendraient des États-Unis, si les États-Unis s'exonèrent des règles environnementales que nous, nous imposons à nos entreprises", a annoncé l'ancien président et candidat à la primaire de la droite sur TF1.

"On ne peut pas se retrouver dans une situation où nos entreprises ont des obligations mais où on continue à importer des produits venant de pays qui ne respectent aucune de ces obligations", a-t-il plaidé.

Création d'un "Buy European Act"

L'ex-chef de l'État, jugeant que l'Europe ne pouvait plus "être faible" ni "naïve", a également proposé, comme il l'avait fait lors de sa campagne perdue de 2012, d'un "Buy European Act". Elle serait calquée sur la loi américaine dite "Buy American Act", qui prévoit qu'une entreprise est obligée de construire aux Etats-Unis même "50% de la commande publique", a-t-il détaillé. Pour Nicolas Sarkozy, "nous ne pouvons plus laisser partir notre industrie et faire preuve d'une telle naïveté".

Enfin, l'ancien chef de l'État a fait une troisième proposition: une "taxe anti-dumping" frappant les produits chinois, dans le cas où la Commission reconnaîtrait à la fin de l'année le statut de l'économie de marché à la Chine, réduisant ainsi les barrières douanières à l'importation de produits chinois. "Je crois au commerce, au libre-échange, à la libre circulation des personnes et des biens, mais je veux que dans ce monde sans pitié, avec des leaders de cette nature, l'Europe se réarme et se défende", a-t-il fait valoir.

D. L. avec AFP