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La présidentielle de 2017 coûtera 2,85 euros par électeur

44,6 millions d'électeurs vont désigner le futur président de la République

44,6 millions d'électeurs vont désigner le futur président de la République - AFP

L'élection présidentielle de 2017 devrait coûter moins cher à organiser que celle de 2012. Idem pour les législatives. La raison: la propagande électorale ne sera plus envoyée par la Poste au domicile des 44,6 millions d'électeurs.

2,85 euros par électeur: voilà à combien devrait revenir l’élection présidentielle, selon les chiffres transmis par le ministère de l’Intérieur dans un document budgétaire. Pour arriver à ce chiffre, la Place Beauvau part de l’hypothèse qu’il y aura 12 candidats en 2017 contre 10 la fois dernière et 16 en 2007.

Et pour les législatives qui suivront en juin, on devrait tourner à 2,43 euros. Un peu plus de cinq euros pour les deux scrutins, cela reste somme toute très raisonnable. Évidemment, si vous participez à la primaire de la droite et du centre à la fin du mois, il vous en coûtera 2 euros de plus.

Le papier supplanté par le numérique

D’autant plus que ce coût est en baisse par rapport à 2012: le chiffre était de 4,32 euros pour la présidentielle, soit 1,47 euro de plus, et 3,63 euros pour les législatives, soit 1,20 de plus par électeur.

La raison est simple: les électeurs ne devraient plus recevoir de propagande électorale et de bulletins de vote à leur domicile envoyés par la Poste. C’est ce que prévoit le budget 2017 qui sera adopté dans quelques semaines. A moins que les députés reviennent une nouvelle fois sur cette réforme en seconde lecture comme ils l'ont fait le 8 novembre en première. 

À la place, on pourra consulter les professions de foi des candidats sur internet, et les nostalgiques du papier devront se déplacer dans leur mairie ou leur sous-préfecture pour lire la prose des candidats. 

150 millions d'économies

Ce passage du papier au numérique, qui est déjà intervenu dans la majeure partie de l’Europe à l’exception du Royaume-Uni, devrait permettre plus de 150 millions d'euros d’économies, dont l’essentiel en frais de personnel chargé de mettre les tracts sous pli.

Ce qui explique donc la baisse du coût total de la présidentielle et des législatives. Au total, la présidentielle devrait revenir à moins de 150 millions pour les contribuables contre plus de 200 en 2012.

22,5 millions de plafond de dépenses

Outre les frais de propagande, en forte diminution, le remboursement aux candidats de la moitié de leurs dépenses de campagne constitue l'autre gros poste des dépenses électorales. Il devrait représenter près de 60 millions pour la présidentielle et 30 millions pour les législatives l'an prochain selon le ministère.

Mais attention, il y a un plafond aux dépenses. Nicolas Sarkozy est bien placé pour le savoir, lui qui a vu en 2012 ses comptes de campagnes rejetés pour avoir dépassé de 446.000 euros le plafond de 22,5 millions de dépenses au second tour. Conséquence, il n’a pas été remboursé de ses frais par l’État! 

Autant dire que tous les candidats en 2017 vont méditer la leçon.

P.C