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La France en pointe dans la high-tech automobile

Dans la voiture de demain, de plus en plus d'innovation software... une spécialité bien française.

Dans la voiture de demain, de plus en plus d'innovation software... une spécialité bien française. - Fabrice COFFRINI / AFP

Selon une étude de l'institut tech.eu et du Mondial Tech 2018, structure du Mondial Automobile consacrée aux «Nouvelles Mobilités», la France figure dans le peloton de tête des pays où on investit le plus dans les nouvelles technologies pour l'automobile sur la période 2017/mi-2018.

La France est-elle devenue la championne du monde des « nouvelles mobilités? » Si l'on en croit l'étude de tech.eu/Mondial Tech 2018, cela semble être le cas. En nombre de transactions et d'investissements directs, les entreprises françaises du secteur sont celles qui ont suscité le plus d'intérêt pendant la période 2017-mi 2018, avec 41 opérations. 

L'Allemagne (17 grandes transactions) arrive en têtes en termes de montants levés (630 millions d'euros), mais avec l'investissement massif de SoftBank dans Auto1 pour 460 millions d'euros. La France est troisième sur le podium, à un peu plus de 200 millions d'euros.

Vente, auto-partage et connectivité

Ce baromètre des nouvelles technologies automobiles dresse un panorama des segments les plus prometteurs pour les investisseurs sur ce marché qui a pesé sur la période 1,5 milliard d'euros. Les applications et solutions de vente automobile constituant le premier secteur recherché pour investir, avec 516 millions d'euros au total, le tiers des montants totaux. 

Arrivent ensuite les applications et systèmes de partage automobile et de taxi à 476 millions puis le cloud et la connectivité, à 165 millions d'euros, l'assurance (45 millions d'euros), la robotique (35 millions) et les solutions de sécurité (11 millions).

Contexte toujours favorable en France

C'est sur le troisième marché, celui du cloud et de la connectivité, que la France se distingue particulièrement et que les investisseurs viennent trouver leurs champions. Les sociétés françaises Xee ou Actility notamment, spécialisées dans les données, le stockage, la localisation et la connectivité sont citées en exemple par l'étude. Des start-up réputées, dans un pays qui bénéficie toujours d'un écosystème de financement propice à la création et à l'émergence de champions high-tech à la fois avancés et compétitifs.

L'étude regrette toutefois le retard général des sociétés européennes sur le marché de l'électrique et de l'hybridation, les sociétés asiatiques conservant une longueur d'avance écrasante aussi bien sur la technologie que sur l'attractivité. Les start-up européennes du secteur n'ont attiré en tout et pour tout que 70 millions d'euros sur la période.

C'est donc sur l'innovation logicielle que l'Europe - et particulièrement la France - se distinguent et son appelées à faire encore des progrès. A noter une curiosité : l'Estonie qui arrive en cinquième place du classement. Le pays abrite en effet une start-up, Taxify, concurrent d'Uber. Un engouement spectaculaire pour cette activité, tant et si bien que Daimler, maison-mère de Mercedes-Benz, y a investi d'un coup 176 millions de dollars.