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La fin annoncée du chauffage collectif ne fera pas que des heureux

Les habitants d'un immeuble chauffé collectivement devront s'équiper de boîtiers mesurant leur consommation propre.

Les habitants d'un immeuble chauffé collectivement devront s'équiper de boîtiers mesurant leur consommation propre. - Marin - Flickr - CC

Si vous résidez dans un immeuble doté du chauffage central, le changement c'est pour bientôt. Dans pile un an, c'est votre consommation réelle qui définira le montant des charges qui vous seront facturées. Cette mesure est plébiscitée par les Français, mais elle comporte des effets pervers.

9 Français sur 10 ne veulent plus du chauffage collectif. L'individualisation des frais de chauffage dans les immeubles chauffés collectivement, qui doit entrer en vigueur dans en mars 2017, est l'une des rares mesures décidées par le gouvernement que les Français plébiscitent. Selon un sondage OpinionWay publié lundi, ils estiment que la mesure va inciter chaque consommateur à faire davantage attention et qu'elle mène vers plus d'équité.

Mais cette large approbation doit être tempérée. Si l'on ne prend en compte que les Français qui bénéficient actuellement du chauffage collectif, l'entrain est légèrement moindre. Ils ne sont plus que 84% à se réjouir de payer uniquement pour leur propre consommation. Il faut dire que cette révolution ne fait pas que des gagnants.

Le prix des boîtiers va-t-il flamber?

Le décret d'application de cette mesure de la loi sur la Transition énergétique devrait paraître dans les tous prochains jours. Mais des informations sur sa mise en œuvre circulent déjà. Actuellement, les habitants d'un immeuble chauffé collectivement paient la facture de façon solidaire, au prorata de la surface de leur logement, sans tenir compte de la consommation de chacun. En 2017, chaque logement devra s'équiper d'un boîtier qui mesurera sa consommation individuelle. L'appareil, proposé à la location, devrait leur coûter 4 euros par mois et par foyer. S'ils n'en sont pas équipés, ils s’exposeront à des amendes pouvant atteindre 1.500 euros par logement et par an. 

C'est un des éléments du cadre d'application qui inquiète Sabine Dray, fondatrice des établissements Dray, spécialisée dans les métiers du chauffage, de l'électricité et de la plomberie. Parce que le délai est court...

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Nina Godart