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La CFDT veut éviter des licenciements avec l'activité partielle de longue durée

Sur BFM Business, Laurent Berger, secrétaire général de la centrale syndicale, plaide pour la mise en place rapide d'un chômage partiel de longue durée.

Si les annonces de plans sociaux se multiplient dans les entreprises, le gouvernement souhaite limiter la casse en mettant en place un nouveau dispositif qui remplacera le chômage partiel: l'APLD pour "activité partielle de longue durée". Il sera présenté ce mercredi lors d'une réunion entre le président de la République Emmanuel Macron et les partenaires sociaux.

D'ores et déjà, la CFDT indique être en ligne avec la philosophie de ce nouvel outil qui devrait permettre aux entreprises de réduire le temps de travail de 40% maximum pendant une durée qui pourra aller jusqu'à deux ans. L'Etat compensera en partie le manque à gagner pour les salariés.

Ce mardi sur BFM Business, Laurent Berger, secrétaire général de la centrale syndicale, souligne: "On se bat pour un dispositif d'activité partielle longue durée. De faire en sorte, on le dira au président de la République demain (mercredi, NDLR), que plutôt que de licencier, on garde les salariés. Notamment parce qu'il faut garder les compétences quand ça repartira et qu'on leur permette d'avoir de la formation, d'avoir leurs salaires pour pas finalement avoir une logique qui a été trop répandue en 2008-2009, c'est à dire on licencie".

Conditionner les aides publiques à un vrai dialogue social

Pour autant, cette démarche doit se faire dans le respect du dialogue social insiste Laurent Berger. "A Nokia, c'est le mépris du dialogue social. Dans d'autres entreprises, ce n'est pas le cas. A Vivarte, c'est le mépris du dialogue social. (...) Il faut des conditions aux aides publiques et parmi les conditions, c'est qu'il y a une obligation d'un dialogue social extrêmement approfondi, d'un diagnostic économique partagé pour savoir où est vraiment la réalité de l'entreprise", détaille-t-il.

Mais la question est de savoir si ce dispositif n'arrive pas un peu trop tard? "S'il arrive maintenant, il n'arrive pas trop tard", assure le responsable syndical. "Jusqu'alors il y a eu l'activité partielle en tant que telle qui s'est développée. Les suppressions de postes, c'est évidemment pas forcément des licenciements mais c'est quand même des suppressions d'emplois. Dans un pays où notre industrie est en si grande difficulté, (...) supprimer des emplois dans la recherche et le développement chez Nokia c'est juste complètement contradictoire".

Olivier Chicheportiche