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L'Insee prévoit un rebond de la croissance

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L'Insee a peint jeudi un tableau en demi-teinte de l'économie française, estimant que « l'éclaircie se confirme », mais pas encore au point de véritablement relancer l'emploi.

L’Insee confirme l’éclaircie sur le plan économique. Le Produit intérieur brut français, après une hausse surprise de 0,5% au deuxième trimestre, va stagner au troisième (+0,0%) puis reprendre des couleurs au quatrième (+0,4%), détaille l'Institut national de la statistique et des études économiques dans ses dernières projections.

En moyenne en 2013, l'activité économique devrait progresser de 0,2%, soit un peu mieux qu'espéré par le gouvernement (+0,1%), un « faible écart qui masque une nette accélération au cours de l'année ». La France devrait officiellement retrouver en fin d'année le niveau de PIB, en volume, qu'elle affichait avant la crise, au début de l'année 2008. Jusqu'ici, l'Allemagne est seule, parmi les principaux pays européens, à y être parvenue.

Bercy se félicite

Bercy s'est immédiatement félicité du constat. « Si la tendance anticipée par l'Insee se confirme au cours des prochains trimestres, notre prévision de croissance de 0,9% pour 2014 pourra être dépassée », a réagi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.

Du côté des ménages, l'institut prévient que le pouvoir d'achat va se replier au troisième comme au quatrième trimestre (-0,1% et -0,2%). Dans l'ensemble de 2013, toutefois, les ménages français devraient afficher une progression de 0,5% de leur pouvoir d'achat. La consommation des ménages devrait progresser de 0,1% au troisième trimestre, puis 0,3% au quatrième.

Pas d'amélioration sur le front de l'emploi

Pas de quoi pavoiser côté emploi. En hausse depuis huit trimestres, le taux de chômage progresserait de 0,1 point au troisième trimestre et atteindrait 10,6% en métropole (11% départements d'Outre-mer compris), et resterait à ce niveau au trimestre suivant.

« Cela ne veut pas dire que la crise est effacée », a averti Cédric Audenis, chef du département de la Conjoncture de l'Insee, qualifiant notamment d’ « incertaine » la perspective pour 2014, année pour laquelle l'Insee n'a pas donné de prévision.

Par ailleurs, les projections pour le deuxième semestre 2013 sont assorties d'un luxe de précautions: les perspectives des pays émergents sont « plus fragiles que d'habitude »; la zone euro, même si elle sort de l'ornière, pourrait voir sa reprise « piétiner ». Sans compter l'épée de Damoclès américaine, avec la double incertitude sur l'issue de la crise budgétaire et la politique monétaire à venir de la Réserve fédérale.

La rédaction avec AFP