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L'imprimerie victime des Kouachi a reçu 70.000 euros des assureurs

Outre la façade, ici en photo, six machines d'impression ont été endommagés

Outre la façade, ici en photo, six machines d'impression ont été endommagés - BFMTV

La Fédération française des sociétés d'assurance a indiqué ce mercredi 4 février que 70.000 euros ont déjà été versés pour aider la reprise de l'activité de l'imprimerie dans laquelle les frères Kouachi s'étaient réfugiés.

Le patron de l'imprimerie CTD de Dammartin-en-Goële, endommagée lors de l'assaut des forces de l'ordre contre les frères Kouachi, a déjà reçu 70.000 euros de ses assureurs pour préparer un redémarrage de son activité, a indiqué mercredi à l'AFP la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

Dans le détail, ces assureurs, dont Generali France, ont versé deux premiers acomptes fin janvier: 20.000 euros pour financer la mise hors d'eau du bâtiment et 50.000 euros pour préparer le redémarrage de l'activité.

"Les dégâts sont importants et les assureurs mettent en oeuvre les solutions appropriées pour une reprise d'activité rapide dans des conditions définies avec leur client. Toutes les actions nécessaires et les indemnisations seront réalisées dans des délais rapides", a souligné la FFSA.

Depuis 1986, les contrats d'assurances doivent obligatoirement couvrir les dommages causés par des actes de terrorisme.

La FFSA indique aussi que les assureurs de CTD (Création Tendance Découverte) ont pris en charge le gardiennage 24h/24 du site, l'équipement d'un local de bureau et le paiement d'une secrétaire en intérim, ainsi que le transfert prévu de l'activité vers un nouveau site et le remplacement des machines endommagées.

Six machines détruites

L'imprimerie CTD, toujours à l'arrêt, avait été partiellement détruite lors de l'assaut lancé le 9 janvier par le GIGN contre les deux frères Kouachi, qui s'étaient retranchés dans le bâtiment.

Outre les dégâts sur la façade, les six machines d'impression de l'entreprise, qui produisait surtout des documents publicitaires, ont été détruites. Chacune coûte entre 80.000 et 100.000 euros. Pour aider son propriétaire, une collecte a été lancée sur internet par l'Association des commerçants de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). Ouverte jusqu'à fin février, elle atteignait près de 90.000 euros mercredi à la mi-journée. L'ensemble des dégâts ont pu être constatés par des journalistes de BFMTV sur place.

Contacté par l'AFP, le gérant de CTD, Michel Catalano, a remercié les personnes qui se sont mobilisées pour le soutenir. "L'élan de générosité local et l'accompagnement de mon assureur vont me permettre, je l'espère, de relancer le plus rapidement possible mon activité. J'ai besoin maintenant que l'on me laisse un peu de temps pour me reconstruire", a-t-il poursuivi.

J.M. avec AFP