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L’Espagne pourrait frôler les 3% de croissance en 2016

Le ministre de l'économie espagnol dans le cadre d'une conférence de presse au Luxembourg

Le ministre de l'économie espagnol dans le cadre d'une conférence de presse au Luxembourg - John Tyhs / AFP

En déplacement ce week-end en Chine, le ministre espagnol de l’économie a revu à la hausse ses prévisions de croissance. La cinquième économie d’Europe table désormais sur 2,9%.

En marge de la réunion des grands argentiers du G20 à Chengdu, en Chine, le ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, a estimé que le PIB de la cinquième puissance économique européenne allait croître plus fortement que prévu cette année: "Les nouvelles prévisions macro-économiques, qui serviront de base pour l'élaboration d'un budget par le prochain gouvernement, tendent vers un taux de croissance plus soutenu, de 2,9%, pour 2016".

Mais le rebond de l’économie espagnole restera impacté par le ralentissement observé au sein de la zone euro. L’an passé, la croissance a atteint 3,2% et pour 2017, le gouvernement prévoit une hausse de 2,4%.

De possibles sanctions de la part de la Commission

Tout comme le Portugal, l’Espagne a fait état d’un déficit de 5,2% soit plus que les objectifs du Pacte de Stabilité (3%) et de la Commission européenne (4,2%) qui menace désormais le gouvernement espagnol de sanctions. Luis De Guindos ne semble pas effrayé par cette perspective, estimant même "qu’il n’y aura pas d’amende" pour son pays qui a enregistré l’une des plus fortes croissances économiques de la zone euro associée à un « bon rythme de création d’emplois". La sentence de la Commission européenne sera rendue publique le 27 juillet prochain.

Des enjeux politiques importants

Un mois après la tenue des élections parlementaires du 26 juin, l’Espagne affronte une semaine décisive sur le plan politique. Elle doit soit parvenir enfin à former un gouvernement ou recourir à de nouvelles élections. Le roi Felipe VI reçoit pour la dernière fois les représentants des partis politiques afin d’identifier leurs différentes propositions de sortie du blocus politique, comme l’indique un journaliste du quotidien régional espagnol "La Voz de Galicia".

Les consultations auront lieu jusqu’au 28 juillet, date à laquelle, le roi d’Espagne annoncera s'il a trouvé une personnalité politique en mesure de constituer une majorité ou si les électeurs doivent à nouveau être appelés aux urnes.

Farès Bendjouadi