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L'Armée commande un nouveau logiciel de paie pour faire oublier le fiasco de Louvois

250.000 militaires sont concernés par le nouveau système

250.000 militaires sont concernés par le nouveau système - Patrick Valasseris-AFP

Après le fiasco du Logiciel Louvois de paie des militaires qui a coûté près de 500 millions en pure perte, le ministère de la Défense vient d'en commander un nouveau. Il doit être opérationnel en 2017. En principe!

Faire oublier Louvois, le logiciel de paie des 250.000 militaires abandonné en octobre 2013 après trois ans de couacs et de dysfonctionnements et près de 500 millions d'euros d'investissements publics, comme l'a constaté la Cour des comptes.

Mercredi 22 avril, Jean-YVes Le Drian, le ministre de la Défense, a en effet annoncé que son ministère venait de notifier au groupe Sopra-Stéria le marché de la réalisation d'un nouveau logiciel de paie des soldes des 250.000 militaires destiné à remplacer Louvois. Source Solde, c'est son nom, devrait être opérationnel en 2017 après une phase de tests en 2016. Il avait fallu près de 20 ans pour mettre en place Louvois, avec le succès final que l'on sait ! 

Un marché de 128 millions

Le nouveau marché couvre la réalisation, la mise en service et la "maintenance corrective et évolutive" (dixit le ministère) du logiciel pendant dix ans. Son coût est de 128 millions d'euros. 

"Pour ne pas reproduire les erreurs du passé", le ministère a décidé de confier la mise au point du nouveau logiciel "à de grands professionnels", avait lancé Jean-Yves Le Drian en décembre 2013. Louvois avait, lui, mis en place par Stéria mais avec un cahier des charges extrêmement complexe imposé par les services du ministère de la Défense. 

Couac sur couac

Conséquences, les défaillances de Louvois ont eu pour effet de ne pas verser assez à certains militaires, pour une somme estimée à 120 millions d’euros environ en 2012. Quand d'autres militaires, à l’inverse, se sont vus accorder des soldes trop élevées, ce qui représentait un peu plus de 130 millions d’euros en juin dernier. Au total, 10.000 militaires étaient touchés chaque mois par ces problèmes.

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