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L'Allemagne va pouvoir trinquer à la santé du Grexit

L'étiquette de la liqueur créée par l'entrepreneur allemand, qu'il a baptisée "Grexit".

L'étiquette de la liqueur créée par l'entrepreneur allemand, qu'il a baptisée "Grexit". - UWE DEWITT - Uwe Dahlhoff - AFP

Un entrepreneur allemand va lancer une eau-de-vie baptisée "Grexit", ce néologisme issu de la contraction de "Greece" et "Exit" qui signifie "sortie de la Grèce de la zone euro. Un scénario de plus en plus probable.

En Allemagne, la perspective éventuelle d'une sortie de la Grèce de la zone euro n'agite pas seulement politiques et marchés: un entrepreneur s'apprête à lancer une eau de vie baptisée "Grexit", "à la vodka et de citron". "Nous sommes en train d'imprimer les étiquettes pour sortir la liqueur sur le marché d'ici une dizaine de jours", a expliqué l'entrepreneur de Hamm, dans l'ouest du pays, Uwe Dahlhoff.

La liqueur à 16 degrés sera vendue dans de petites fioles avec une étiquette montrant un dessin du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, et de son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, trinquant tout sourire. Au-dessus de leur tête, sur fond de drapeau européen, la chancelière allemande, Angela Merkel, la mine renfrognée.

Un nouveau départ pour les Grecs

Pour lancer sa liqueur "Grexit", l'entrepreneur a fait enregistrer dès janvier la marque à l'Office allemand des brevets et des marques. "Nous voulons être satiriques", a-t-il encore indiqué. "On ne fait que différer le problème grec depuis cinq ans", souligne-t-il. "Personnellement, je pense qu'un Grexit pourrait marquer un nouveau départ pour les Grecs qui sont ceux qui ont le plus perdu" dans cette crise.

Pas possible dans tous les cas pour l'entrepreneur de remplir ses fioles Grexit d'ouzo. La législation prévoit que cette boisson anisée préférée des Grecs soit produite uniquement en Grèce.

"Grexit" est un mot-valise formé à partir de l'anglais Greece (Grèce) et exit (sortie). La menace d'un Grexit s'est renforcée alors que les négociations entre Athènes et ses créanciers achoppent jusqu'ici. La Grèce pourrait se retrouver en défaut de paiement à la fin du mois.

N.G. avec AFP