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Juncker ne se "mettra pas à genoux" devant Cameron

A défaut d'avoir le soutien de David Cameron, Jean-Claude Juncker a celui d'Angela Merkel

A défaut d'avoir le soutien de David Cameron, Jean-Claude Juncker a celui d'Angela Merkel - -

Le candidat de centre-droite à la Commission a, selon le Guardian de ce vendredi 6 juin, affirmé qu'il ne cèderait pas face à Londres qui refuse de l'appuyer. Il est considéré comme "un homme du passé" par les Britanniques.

Jean-Claude Juncker riposte. Le quotidien britannique The Guardian de ce vendredi 6 juin, rapporte que l'ex-Premier ministre luxembourgeois a assuré qu'il ne se mettrait "pas à genoux" pour que Londres soutienne sa candidature à la tête de la Commission européenne.

"On ne me forcera pas à me mettre à genoux devant les Britanniques", a plus précisément déclaré, jeudi, Jean-Claude Juncker, selon le journal, lors d'une réunion à huis clos de sa formation, le Parti populaire européen (PPE, conservateur), première force au Parlement européen à l'issue des élections du 25 mai, mais qui ne dispose pas de la majorité absolue. "Ce serait une erreur de céder face aux Britanniques", a-t-il ajouté.

Dès le lendemain des élections européennes, le Premier ministre britannique, David Cameron, avait affiché son opposition à la candidature de Jean-Claude Juncker.

Un "homme du passé"

Pour les Britanniques, celui qui a été Premier ministre du Luxembourg pendant près de 19 ans, est à la fois un "homme du passé" et trop fédéraliste. David Cameron a, en revanche, récemment plaidé pour "quelqu'un qui comprenne le besoin de changement, le besoin de réformes".

La chancelière allemande, Angela Merkel, membre du PPE comme Jean-Claude Juncker, lui a en revanche apporté son soutien, même si elle souligne la nécessité de prendre en compte le point de vue de Londres.

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens doivent proposer un nom lors de leur prochain sommet, les 26 et 27 juin à Bruxelles. Le Parlement européen se prononcera sur cette proposition lors d'une session plénière à Strasbourg à la mi-juillet.

J.M. avec AFP