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Italie: la "Renzimania" plombée par la récession

Matteo Renzi subit ses premiers revers économiques

Matteo Renzi subit ses premiers revers économiques - -

Le jeune président du Conseil italien a su séduire au-delà des frontières transalpines par son style et son volontarisme politique. Mais la retombée de l'Italie en récession au deuxième trimestre vient ternir son image.

"Il Rottamatore": c’est le surnom de Matteo Renzi, comprendre le casseur, celui qui viendra à bout des travers de la vieille Italie. Celui qui sera capable de la secouer en 100 jours, c’était du moins sa promesse lorsqu'il a pris les commandes du pays.

Les 100 jours se sont transformés en 1000, et le pays retrouve la récession au second trimestre 2014. Les parlementaires, y compris ceux de sa majorité, s’impatientent. Les réformes ne vont pas assez vite, trouvent-ils. Symbole de cette exaspération, la refonte de l’assurance chômage, très attendue, mais remise à plus tard.

Les gestes concrets, eux, déçoivent. Les coup de pouces fiscaux, comme les 80 euros par mois alloués aux revenus les plus modestes, n’ont pas été suivis d’effet pour le moment.

Les institutions toujours pas réformées

Matteo Renzi a besoin de temps, expliquent certains économistes. Une autre de ses réformes phares lui en fait perdre, et beaucoup : celle des institutions, en particulier du puissant Sénat. Les débats s'éternisent depuis plusieurs semaines au parlement.

De quoi freiner encore un peu plus la vitesse de croisière voulue par Matteo Renzi, et commencer à lasser les plus assidus des renzinaniaques.

Justine Vassogne