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Hollande veut donner des conseils à la Grèce sur la fiscalité

Alexis Tsipras et François Hollande ce mercredi 4 février

Alexis Tsipras et François Hollande ce mercredi 4 février - BFM Business

Lors de sa conférence commune avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras ce mercredi 4 février, le président de la République a affirmé que la France peut "apporter son expérience" à la Grèce en matière de réforme fiscale. Ce qui n'a pas manqué de provoquer quelques sourires dans l'assemblée.

Depuis son arrivée au pouvoir, François Hollande a multiplié les mesures fiscales. Au point que, selon lui, la France a désormais acquis une grande expérience dont elle pourrait faire profiter à la Grèce.

Lors de sa conférence de presse commune avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le président de la République a ainsi évoqué "la relation de confiance" qui unit la France et la Grèce. Une relation qui doit permettre au deux pays de faciliter un accord européen sur la dette grecque, qui représente plus de 320 milliards d'euros.

"Nous sommes des spécialistes"

Et au-delà de cette question, "nous sommes tout à fait disposés à apporter notre expérience, notre expertise sur un certain nombre de réformes que la Grèce veut engager, notamment la réforme fiscale dont chacun sait ici que nous sommes des spécialistes", a-t-il déclaré, provoquant au passage quelques rires dans l'assemblée.

Le président de la République a ensuite détaillé le champ d'expertise de la France: "de l'administration, de l'organisation, de la réforme de l'Etat, nous avons appris des autres, nous pouvons aussi apporter notre expérience".

François Hollande a également déclaré avoir "appelé les entreprises françaises à investir en Grèce car il y a une opportunité de créer des emplois et de la croissance".

Tsipras: "nous ne sommes pas une menace pour l'Europe"

Lors de cette même conférence, Alexis Tsipras a lui voulu rassurer: "nous voulons dialoguer, nous ne sommes pas une menace pour l'Europe" qui est "notre maison commune" et "nous devons travailler en respectant les règles européennes", a-t-il déclaré. Mais il a toutefois prévenu "dans la zone euro, il n'y a pas de propriétaires et de locataires (…) nous devons donc travailler dur pour notre avenir commun".

Alexis Tsipras a également promis que son pays va "procéder à des réformes nécessaires" pour que le pays "retrouve sa crédibilité". Enfin, il a également appelé la France "à jouer un rôle prépondérant" de garant en faveur d'une Europe de la croissance.

J.M.