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Hollande: le couple franco-allemand doit être "le moteur" de l'Europe

François Hollande a prévenu que les réformes en France ne pourraient suivre celles entreprises de l'Allemagne

François Hollande a prévenu que les réformes en France ne pourraient suivre celles entreprises de l'Allemagne - BFMTV

Lors de sa quatrième grande conférence de presse ce jeudi 18 septembre, le chef de l'Etat français a souhaité que la France et l'Allemagne soient au coeur d'une Europe à deux vitesses. Mais il a prévenu que l'Hexagone ne peut se réformer au même rythme que sa voisine d'outre-Rhin.

François Hollande donne sa conception du couple franco-allemand. Lors de sa quatrième conférence de presse, ce jeudi 18 septembre, le chef de l'Etat a affirmé être "favorable à une Europe à plusieurs vitesses" dont "le couple franco-allemand doit être le moteur".

"La France est prête à de nouvelles initiatives (...) pour aller plus loin avec l'Allemagne dans des politiques intégrées, comme la transition énergétique, le numérique et les infrastructures", a-t-il ajouté.

Evoquant la relation de Paris avec Berlin, François Hollande a bien affirmé que "l'Allemagne a raison de nous dire de faire des réformes".

Mais Berlin ne doit pas pour autant en attendre trop de Paris. Citant les réformes menées par l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder au début des années 2000, le président a expliqué qu'il "s'agissait d'une bonne référence" qui n'est toutefois "pas forcément traduisible" . "Ne faisons pas en cinq ans ce que nos amis allemands ont fait en plus de 10 ans dans une économie plus favorable et sans contrainte de déficit", a-t-il détaillé.

Un "scénario de fin de croissance" en Europe

En évoquant plus globalement l'Europe, François Hollande a craint "un danger": "l'enlisement de l'économie européenne dans la stagnation et dans un scénario de fin de croissance".

Ce pourquoi François Hollande a rappelé, une nouvelle fois, sa volonté de "réorienter l'Europe" pour que "le nécessaire équilibre budgétaire s'adosse à une politique de croissance et d'emploi".

Dans cette optique le chef de l'Etat a prévenu que le gouvernement ne fera pas davantage que les "50 milliards d'euros" d'économie car cela reviendrait "à mettre en cause la croissance".

J.M.