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Hollande dénonce la "concurrence déloyale" de la Chine

Depuis Vientiane au Laos, François Hollande a dénoncé les pratiques commerciales déloyales de la Chine

Depuis Vientiane au Laos, François Hollande a dénoncé les pratiques commerciales déloyales de la Chine - -

En marge du sommet Chine-Europe ce 5 novembre, François Hollande a fustigé la dévaluation du yuan chinois. Le président français considère cette pratique comme relevant de la concurrence déloyale vis-à-vis notamment de l’Europe.

"Nous devons être compétitifs mais faut-il encore que l'échange soit juste, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de concurrence déloyale", a déclaré François Hollande ce lundi. Invité du sommet Chine-Europe à Vientiane au Laos, le président français a listé les pratiques commerciales asiatiques à même, selon lui, de biaiser la concurrence : ses "coûts de main d'œuvre" très bas et la faiblesse artificielle de certaines monnaies".

Ce n’est pas la première fois que des représentants des pays occidentaux accusent la Chine de maintenir à un cours artificiellement bas sa monnaie. Cette technique lui permet notamment de rendre les prix de ses produits à l’international particulièrement attractif, et donc de faciliter ses exportations. Aux Etats-Unis, notamment, le secrétaire d'Etat au Trésor Timothy Geithner et le président Barack Obama ont maintes fois dénoncé ces pratiques.

A quand une réforme bancaire internationale ?

"Une partie des pays d'Asie, et notamment la Chine, ont des monnaies qui ne sont pas convertibles", a rappelé François Hollande. Il veut ainsi procéder à "des échanges qui soient mieux équilibrés".

Alors que Louis Gallois venait de remettre son rapport très attendu au Premier ministre, le chef de l’Etat a déclaré que si "la France doit faire des efforts de compétitivité", l'Asie, elle, "doit comprendre que nous devons rééquilibrer nos échanges commerciaux".

Visant à nouveau Pékin, François Hollande a ajouté: "le déficit entre la France et la Chine, c'est 27 milliards d'euros par an, c'est-à-dire près de 40% de notre déficit commercial. Nous ne pouvons pas l'accepter".

Nina Godart et avec agences