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Grève annoncée dans les transports urbains de province ce vendredi

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- - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Soutenue par 6 organisations syndicales, une grève pourrait affecter les transports urbains en régions ce vendredi 20 octobre. 127 préavis ont été déposés, notamment à Grenoble, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Marseille et Lille.

Les transports urbains seront touchés par une grève vendredi en régions, ont indiqué six syndicats lundi, à l'issue d'une négociation infructueuse avec le patronat sur les salaires et les parcours professionnels.

Les organisations CFDT, CGT, FO, Unsa, CFTC et CFE-CGC ont regretté, à l'issue d'une dernière séance de négociation sur la sécurisation des parcours professionnels, que l'Union des transports publics (UTP) "soit restée sourde à la plate-forme revendicative unitaire".

Elles réclamaient notamment la mise en place d'un dispositif de fin de carrière (un temps partiel avec une rémunération bonifiée) pour les salariés ayant notamment 15 ans d'ancienneté, l'instauration de congés d'ancienneté, la revalorisation de la grille salariale conventionnelle et la création d'un 13e mois dans la branche.

"Nous appelons l'UTP à revoir ses positions afin d'ouvrir des droits conventionnels nouveaux d'un haut niveau social", ce qui permettra de "sortir de la spirale concurrentielle actuelle dont aujourd'hui les salariés paient le prix", ont-elles indiqué.

"La grève de vendredi est maintenue", ce sont déjà "127 préavis" qui ont été déposés partout en France, notamment à Grenoble, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Marseille et Lille, a indiqué à l'AFP Fernando Martins de FO.

La réunion de lundi "s'est terminée sur un constat d'échec", il n'y a eu qu'une "une petite avancée sur le dispositif de fin de carrière", a relevé Eric Hugon de la CFDT.

L'appel à la grève concerne l'ensemble des entreprises de transport urbain en province, une branche de quelque 50.000 salariés (hors RATP) selon lui.

Aucune nouvelle rencontre n'est prévue dans l'immédiat avec l'UTP. La prochaine séance de négociation sur les salaires a été fixée au 14 février prochain.

"C'est une conception archaïque du dialogue social et ce n'est pas un signe d'ouverture pour tenter d'éviter la situation conflictuelle", alors que "cela fera 3 ans que les salaires conventionnels de la branche n'ont pas connu d'évolution", ont regretté les syndicats.

P.S. avec AFP