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Grèce: Tsipras voit "une fin heureuse"

Alexis Tsipras espère "un compromis sincère et honnête"

Alexis Tsipras espère "un compromis sincère et honnête" - Lukas Schulze - AFP

Le Premier ministre grec a assuré, ce dimanche 29 mars, être optimiste quant à un dénouement heureux des négociations entre Athènes et ses créanciers privés.

Alexis Tsipras affiche sa confiance. Ce dimanche 29 mars, le Premier ministre grec a affirmé à l'hebdomadaire dominical Realnews, espérer "une fin heureuse" des négociations cruciales en cours avec les créanciers du pays.

"Je suis optimiste sur une fin heureuse très prochainement de cette première phase de négociations et sur la normalisation de la situation",a plus précisément déclaré Alexis Tsipras, au pouvoir depuis deux mois et qui prône la fin de l'austérité, un argument qui irrite certains de ses partenaires européens.

"Il y a des puissances (en Europe) qui représentent des intérêts précis et qui souhaitent la rupture mais il y a aussi des puissances - qui vont prévaloir - visant à un compromis sincère et honnête", a ajouté le Premier ministre grec.

Des discussions-marathons sur les réformes

Samedi, des experts de la Grèce, de l'Union européenne, de la BCE, du FMI et du Mécanisme européen de stabilité (MES) ont commencé à passer au crible à Bruxelles la liste des réformes, qui selon Athènes, devraient rapporter à l'Etat grec trois milliards d'euros, et ramener un taux de croissance de 1,4% en Grèce en 2015.

"Ces discussions-marathon" et "difficiles", selon la presse grecque, vont se poursuivre dimanche. "Il y a encore beaucoup de travail à faire" pour aboutir à un accord, a indiqué samedi l'Agence de presse ANA. Selon la chaîne de télévision Mega, les créanciers insistent "sur des mesures plus dures" alors que le gouvernement de Syriza, "s'est engagé auprès du peuple grec de à ne pas prendre de mesures récessives".

"Je ne peux pas croire que l'Europe démocratique va choisir la voie" de rupture, relève Alexis Tsipras. "On veut une rupture avec la corruption et une solution avec l'Europe", souligne-t-il. "La question de la Grèce est principalement un sujet européen, qui concerne l'unité de la zone euro et qui ne peut être uniquement géré par des économistes et des technocrates mais par des dirigeants des pays européens", ajoute-t-il.

J.M. avec AFP