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 Grèce: plus aucun obstacle pour négocier le détail de l'aide

La Grèce fait un pas de plus vers la sortie du tunnel

La Grèce fait un pas de plus vers la sortie du tunnel - Louisa Gouliamaki- AFP

Le Bundestag allemand a donné son feu vert pour négocier la troisième aide internationale au pays, emboîtant le pas à plusieurs autres parlements. Autre bonne nouvelle pour Athènes: les Européens ont accordé un prêt d'urgence de 7 milliards d'euros.

Encore une journée où les bonnes nouvelles se sont accumulées pour la Grèce. Depuis que le parlement hellénique a voté jeudi les mesures impopulaires (hausse de la TVA, réformes des retraites) imposées par les créanciers, acceptant ainsi de boire une potion amère, les feux verts se sont multipliés.

Ce vendredi, une étape importante a encore été franchie. Le Bundestag, chambre basse du Parlement allemand, a ainsi donné son feu vert à Angela Merkel pour négocier le troisième plan d'aide au pays, qui devrait s'échelonner entre 82 et 86 milliards d'euros.

Quelques heures avant le vote, la chancelière allemande avait tenté de convaincre les plus sceptiques des élus allemands en assurant que "l'option alternative (au plan, ndlr) serait le chaos assuré".

L'aide d'urgence débloquée

Outre l'Allemagne, les parlements autrichiens, bulgares, finlandais et français ont également donné leur aval, permettant ainsi aux Européens de plancher sur les modalités exactes de l'aide à la Grèce. Le MES (Mécanisme européen de stabilité), le fonds de secours de la zone euro, a ainsi officiellement débuté les négociations ce vendredi soir.

Autre avancée majeure: les 28 pays de l'Union européenne ont finalement accordé un prêt d'urgence de sept milliards d'euros pour régler les échéances financières les plus immédiates dont 4,2 milliards dus à la Banque centrale européenne.

La question de la dette

Il restera également un point très technique et très crucial à régler: l'allègement de la dette grecque, qui atteint 180% du PIB. Les créanciers d'Athènes vont probablement tenter de trouver des solutions pour réduire ce fardeau sans pour autant opter pour un abandon de créance pur et simple, qui est interdit par les traités.

Aussi bien la directrice générale du FMI Christine Lagarde que le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ont appelé à une restructuration de la dette grecque. Ce vendredi, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a d'ailleurs indiqué que ce sujet serait à l'ordre du jour "parce que c'est également quelque chose sur laquelle le FMI insiste".

>> Revivez cette journée du 17 juillet, qui a permis de débloquer les négociations

18h10 - Le MES lance officiellement les négociations pour un troisième plan d'aide

Le Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage de la zone euro a officiellement lancé les négociations en vue du troisième plan d'aide à la Grèce qui pourrait atteindre 86 milliards d'euros.

Cette décision a été annoncé via un communiqué émanant du mécanisme.

17h40 - La Bourse de Paris termine à l'équilibre

Le CAC40 a grappillé 0,06% à 5.124 points, après avoir déjà glané +1,47% la veille. La séance a été essentiellement marquée par le vote du Bundestag allemand sur le plan d'aide européen.

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16h08 - Une restructuration de la dette grecque se profile

Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, a indiqué qu'il espérait qu'un plan d'aide pour la Grèce serait bouclé d'ici quelques semaines.

"Sur la dette je m'attendrais à ce que cela fasse partie des négociations parce que c'est également quelque chose sur laquelle le FMI insiste", a-t-il ajouté. "Il y a également une conclusion claire du sommet de la zone euro qui veut que le FMI participe au troisième plan (d'aide). Cela signifie sûrement aussi que la soutenabilité de la dette va faire partie des négociations."

La Grèce doit rembourser des obligations souveraines détenues par la Banque centrale européenne, qui arrivent à échéance le 20 juillet, ainsi que mi-août.

15h20 - La Grèce obtient son prêt d'urgence

Les 28 pays de l'Union européenne ont accordé un financement d'urgence de sept milliards d'euros à la Grèce, sous la forme d'un prêt qui permettra au pays de remplir une partie de ses engagements en attendant la mise en place d'un éventuel plan d'aide.

C'est ce qu'a annoncé le commissaire européen chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis. Ce prêt "d'un montant de 7,16 milliards d'euros parviendra à la Grèce d'ici à lundi", date à laquelle le pays doit rembourser 4,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne, a déclaré Valdis Dombrovskis devant la presse.

14h - Le Bundestag donne son aval pour négocier l'accord

Les députés de la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, ont donné vendredi à une large majorité leur feu vert à des négociations sur un troisième plan d'aide à la Grèce, de plus de 80 milliards d'euros.

439 des 598 votants, sur les 631 députés que compte l'assemblée, ont voté "oui" à la demande du gouvernement de pouvoir négocier cette nouvelle aide, a annoncé le président du Bundestag Norbert Lammert, 119 ont voté non et 40 se sont abstenus. Ce feu vert allemand était la dernière condition au début des négociations proprement dites sur le programme.

Le Bundestag devra approuver à nouveau, comme d'autres Parlements européens, le plan d'aide une fois que ses modalités et son volume auront été décidés.

13h30 - L'Autriche donne son feu vert

Le parlement autrichien a mandaté jeudi le gouvernement de Werner Faymann pour négocier un nouveau plan de renflouement de la Grèce, le troisième en cinq ans.

Plusieurs autres parlements de pays membres de la zone euro doivent encore se prononcer, dont le Bundestag allemand. La Finlande et la Lituanie ont déjà donné leur feu vert.

12h47 - Un quart des Finlandais pour une nouvelle aide à la Grèce

Un quart seulement (26%) des Finlandais soutiennent le projet de nouveau plan d'aide à la Grèce, selon un sondage publié vendredi, révélant un profond clivage avec une classe politique qui y est favorable. La majorité (57%) des sondés s'oppose à un troisième plan d'aide européen pour Athènes, selon ce sondage publié par le groupe de médias régionaux Lännenmedia et réalisé par l'institut Taloustutkimus. Les autres sondés (17%) ne se sont pas prononcés. Les résultats montrent une grande différence avec la majorité de parlementaires qui a donné jeudi son feu vert au gouvernement finlandais pour la négociation de cette aide. Avec l'Allemagne, la Finlande s'est montrée l'un des pays les plus exigeants envers la Grèce dans les négociations menées ces derniers mois, encouragée par une opinion publique de plus en plus eurosceptique.

12h13 - Le ministre grec de l'Energie en passe d'être remplacé

Le ministre grec de l'Energie Panagiotis Lafazanis, membre de l'aile gauche de Syriza hostile aux conditions posées par les créanciers d'Athènes à une nouvelle aide financière, est en passe d'être remplacé par le ministre du Travail Panos Skourletis, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale. Panagiotis Lafazanis est l'un des quatre ministres ou ministres délégués à avoir voté contre "l'accord de Bruxelles" conclu lundi. Au total, 32 députés de Syriza ont voté contre et six se sont abstenus. L'alliance compte 149 élus sur les 300 membres de la Vouli, le parlement grec.

12h13 - Le gouvernement bulgare se rallie au programme d'aide

Le gouvernement bulgare est disposé à soutenir le programme européen d'aide à la Grèce après avoir obtenu la "garantie" de Bruxelles que cela ne coûterait rien au budget national, a annoncé vendredi le Premier ministre Boïko Borissov. "La Commission européenne (...) nous a donné la garantie absolue qu'en participant à ce plan, la Bulgarie n'aurait en aucun cas à perdre ou à payer de l'argent, ni à en prélever sur son budget, pour sauver la Grèce", a déclaré le dirigeant de centre-droit devant le Parlement. Plusieurs analystes tablaient sur un refus de la Bulgarie de valider un recours au Mécanisme européen de stabilité financière dans le cadre du plan d'aide à la Grèce.

11h14 - Selon Schäuble, il s'agit de la dernière chance

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, qui s'est illustré pour ses positions inflexibles Athènes, a promis vendredi d'employer "toutes ses forces" pour mener au succès les négociations sur une nouvelle aide à la Grèce, décrites comme la "dernière tentative".

"Nous allons employer toutes nos forces pour que cette dernière tentative puisse conduire au succès", a déclaré le ministre devant les députés du Bundestag, les invitant à approuver le principe d'un troisième paquet. "Nous pensons qu'il existe une chance de pouvoir conclure positivement ces négociations", a-t-il dit, ne cachant toutefois pas que ce serait "très compliqué".

10h47 - Sigmar Gabriel note le "rôle moteur" de la France

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a salué vendredi le rôle du tandem franco-allemand dans la gestion de la crise grecque. "C'est bien que la France et l'Allemagne aient ensemble pris la direction" des tractations entre la Grèce et ses partenaires européens ces dernières semaines, qui ont permis d'aboutir lundi à un accord sur une troisième programme d'aide, a déclaré le ministre de l'Economie social-démocrate aux députés du Bundestag. Il est "bon pour l'Allemagne" que la France joue à nouveau "un rôle moteur" en Europe.

10h22 - Merkel admet que l'accord sur la Grèce est "dur"

L'accord difficilement trouvé lundi pour apporter à la Grèce un nouveau soutien financier en échange de réformes est "dur" aussi bien pour la population grecque que pour les autres pays, a déclaré vendredi la chancelière allemande Angela Merkel. "Il ne fait aucun doute que le résultat de lundi matin est dur pour les gens en Grèce, mais aussi pour les autres", a dit Angela Merkel, tentant de convaincre les députés allemands de donner leur feu vert à la négociation d'un troisième plan d'aide. La chancelière a souligné que d'un côté cet accord, résultat d'une "dernière tentative" de négociations, demandait "une solidarité sans précédent" pour les uns et "des exigences sans précédent" pour la Grèce. "L'alternative à cet accord ne serait pas une sortie provisoire de la zone euro (...) mais plutôt un chaos prévisible", a ajouté la dirigeante conservatrice.

10h07 - Tusk remet les points sur les "i"

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, estime vendredi que l'accord de lundi sur un troisième plan d'aide à la Grèce n'offre "pas de garanties sur la suite du processus", dans une interview à plusieurs quotidiens européens. "Cet accord n'est pas une garantie pour les années qui viennent, mais il a permis d'éviter le risque de chaos, d'une banqueroute grecque", juge M. Tusk, selon le texte français de cette interview publiée notamment par le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ, Allemagne), Le Monde (France) ou Kathimerini (Grèce). "Nous n'avons pas de garanties sur la suite du processus, qui est compliqué. Il y a des chausse-trappes", insiste-t-il, ajoutant: "Je ne peux pas exclure que nous n'ayons pas besoin d'un autre sommet cet été, mais j'espère que cela ne sera pas nécessaire".

09h58 - La Bourse de Francfort incertaine

La Bourse de Francfort cédait du terrain vendredi matin, au seuil d'une séance où les regards seront tournés entre autres vers le Parlement allemand qui doit avaliser le principe d'un nouveau plan d'aide pour Athènes. Vers 7H45 GMT, l'indice vedette Dax reculait de 0,16% à 11.697,72 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes s'appréciait de 0,25% à 21.024,47 points dans les premiers échanges.

09h00 - "L'allégement de la dette, c'est la position de la France"

Michel Sapin, au micro d'Europe 1, a soutenu la position de Christine Lagarde sur l'allègement de la dette grecque. "Oui, c'est la position de la France, ça l'est d'ailleurs depuis le début". Et il précise : "on ne peut pas simplement demander des efforts aux Grecs, qui sont de lourds efforts, absolument indispensables, sans apporter par ailleurs des éléments qui vont leur faciliter la vie".

Pour autant, Michel Sapin ne veut pas d'un simple effacement de la dette. "Supprimer de la dette, ce n'était pas possible. Il faut que nous puissions retrouver notre argent".

Ce plan a été calibré "de manière à ce qu'il soit à la fois supportable pour l'économie grecque et en même temps pour qu'il lui redonne à terme cette énergie" dont le pays a besoin, a affirmé le ministre, interrogé sur Europe 1. "Il faut imaginer ce qu'est l'économie grecque" actuellement, a ajouté le ministre. "Elle est à l'arrêt total, les banques sont fermées, il n'y a plus de transactions (...) Il n'y a plus d'importation, des usines sont fermées parce qu'il n'y a plus de pétrole et de charbon. C'est à ça qu'il fallait mettre fin", a-t-il ajouté.

08h27 - L'euro reste stable face au dollar

L'euro restait relativement stable vendredi face au dollar, suite à l'apaisement des craintes financières en Grèce, le billet vert profitant de son côté des attentes d'une hausse à brève échéance des taux d'intérêt américains. Vers 06H00 GMT (08H00 à Paris), l'euro valait 1,0882 dollar contre 1,0875 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

07h40 - "Non le plan de sauvetage n'est pas viable sans allègement de la dette"

Pour Christine Lagarde, directrice du FMI, la Grèce doit absolument bénéficier d'un allègement de la dette. Reste à savoir quelles modalités seront utilisées pour arriver à ce résultat.

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Dans la nuit - Tsipras critique les dissidents de Syriza

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a critiqué jeudi soir les 32 députés dissidents de son parti de gauche radicale Syriza qui ont voté "non" au projet de loi controversé sur les nouvelles mesures de rigueur adopté la veille par le Parlement. "Le choix des 32 députés du groupe parlementaire (Syriza) est en contradiction avec les principes de camaraderie et de solidarité dans un moment crucial", et le parti en sort "meurtri", a dit le Premier ministre au cours d'une réunion gouvernementale, des propos cités par une source gouvernementale.

Dans la nuit - Compromis trouvé à Londres pour débloquer un prêt d'urgence de l'UE à la Grèce

La Grande-Bretagne a levé jeudi son opposition à l'octroi par l'Union européenne d'un prêt d'urgence à la Grèce après avoir trouvé un compromis permettant de protéger les intérêts des Britanniques et autres non-membres de la zone euro contre des pertes potentielles, a annoncé le gouvernement. La Commission européenne a proposé de fournir à la Grèce un "pont financier" de sept milliards d'euros à puiser dans un fonds alimenté par les 28 Etats membres de l'Union européenne en attendant la ratification du 3e plan d'aide financière à Athènes.

Londres avait promis de résister à l'utilisation des fonds du mécanisme européen de stabilisation financière, affirmant que tout nouveau soutien financier à la Grèce devait venir de la zone euro et de ses 19 pays membres, dont la Grande-Bretagne ne fait pas partie, et non pas des 28 de l'UE.

Dans la nuit - Les banques rouvriront lundi, retraits limités à 60 euros par jour

Les banques en Grèce, fermées depuis le 29 juin, vont rouvrir lundi, a indiqué jeudi soir le ministre-adjoint des Finances Dimitris Mardas à la télévision publique Ert. "A partir de lundi, les citoyens peuvent aller aux guichets des banques et faire toute opération", a dit le ministre, tout en soulignant que les retraits resteraient limités à 60 euros par jour.

Dans la nuit - Il faut rétablir la "viabilité" de la dette grecque, exhorte Lew

Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew a souligné "l'importance" de rétablir la viabilité de la dette grecque lors d'une visite en France et en Allemagne, selon un communiqué du Trésor publié jeudi. "Il a souligné l'importance de parvenir à une solution sur la viabilité de la dette (de la Grèce, ndlr) lors des prochaines négociations", indique ce communiqué.

Dans la nuit - Pour Dijsselbloem, le débat sur le Grexit doit cesser

Jeroen Dijsselbloem, le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, a demandé jeudi que cesse le débat sur une possible sortie de la Grèce de la zone euro maintenant qu'un accord a été conclu entre Athènes et ses partenaires. "Je serais très heureux si on pouvait arrêter de parler de Grexit et penser plutôt à remettre la Grèce sur les rails, et c'est ce que nous allons faire avec ce programme", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion à Berlin avec des représentants du Parti social-démocrate allemand (SPD).

Dans la nuit - Le FMI interviendra plus tard, dit Schäuble

Le Fonds monétaire international ne sera pas impliqué dans le versement de la première tranche du nouveau plan d'aide à la Grèce, déclare le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans une lettre au président du Bundestag à la veille du vote de la chambre basse sur l'accord conclu entre Athènes et ses créanciers européens. Cette première tranche devrait être versée vers la mi-août, selon cette lettre dont Reuters a pris connaissance et dans laquelle le ministre demande aux députés allemands de se prononcer en faveur de l'ouverture de négociations sur un troisième plan d'aide.

Dans la nuit - Les hausses de TVA en Grèce en vigueur à partir de lundi

Les modifications apportées à la TVA en Grèce, dans le cadre des réformes exigées par la zone euro en contrepartie d'un troisième plan d'aide, entreront en vigueur à partir de lundi, a annoncé jeudi le ministère grec des Finances. Le Premier ministre Alexis Tsipras a promis une "refonte du système de la TVA" dans le cadre de l'accord signé lundi à Bruxelles avec ses partenaires de la zone euro, et des hausses de la TVA sont ainsi prévues dans les transports publics et dans les restaurants.

D. L. avec agences