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Grèce: "Nous avançons vers un accord", affirme Hollande

François Hollande, lundi, à Bruxelles.

François Hollande, lundi, à Bruxelles. - Thierry Charlier - AFP

François Hollande a indiqué lundi soir que les négociations avec la Grèce à Bruxelles avaient avancé, permettant de progresser vers un accord. Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront mercredi soir à ce sujet.

Encore une fois, le dossier grec a connu des rebondissements s'apparentant à de véritables montagnes russes ce lundi 22 juin. Alors qu'au petit matin, l'optimisme était de rigueur, plusieurs déclarations ont douché les espoirs d'arriver enfin à un accord dès ce lundi soir. L’incontournable ministre des Finances Wolfgang Schäuble a ainsi affirmé que le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro prévu ce lundi "apporterait relativement peu de choses". Angela Merkel elle-même a tenté de minimiser l'enjeu en précisant que le sommet de ce lundi ne pourrait être "que consultatif".

De fait, les Européens n'ont disposé que de peu de temps pour examiner les nouvelles propositions budgétaires d'Athènes, censée permettre d'arriver enfin à un consensus pour débloquer une aide de 7 milliards d'euros , faire en sorte que la Grèce de rembourser le FMI le 30 juin prochain, et éviter ainsi au pays de faire défaut.

Toutefois, lundi soir, François Hollande a indiqué que "le gouvernement grec a mis sur la table une proposition a qui a suscité un accueil positif des institutions". "Nous avançons vers un accord, mais il reste du travail", a poursuivi le chef de l'Etat. Mercredi, les ministres des Finances de la zone euro doivent d'ailleurs se réunir de nouveau pour parvenir à un résultat.

"Une chance en vue d'un accord cette semaine"

Des signaux tardifs avaient cependant déjà rassuré les marchés, avant l'intervention de François Hollande. D’abord au sortir de la réunion entre les ministres de la zone euro, qui préparait celle des chefs d'Etat, Jeroen Dijsselbloem s'est voulu rassurant. Pour le chef de file de l'Eurogroupe, les propositions soumises par Athènes sont "une chance en vue d'un accord cette semaine".

Des propos appuyés par ceux de Pierre Moscovici qui a salué "une bonne base de travail". Avant que François Hollande lui-même enfonce le clou: "Il y a eu des améliorations même si tout n'est pas encore réglé", a-t-il affirmé avant de participer au sommet des chefs d'Etat qui se déroulera dans la nuit de ce lundi.

Les marchés, apparemment convaincus, ont applaudi cette salve de déclarations rassurantes.La Bourse d'Athènes a bondi de 9% quand le Cac40 et le Dax de Francfort ont tous les deux connu une hausse exceptionnelle de 3,81%.

Revivez cette journée de négociations en direct sur BFMBusiness.com.

18h45 - Hollande voit "des améliorations"

Le président français a fait montre d'optimisme avant de participer au mini-sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, ce lundi.

François Hollande a ainsi souligné des "améliorations" sur le dossier grec même s'il a reconnu que "tout n'est pas encore réglé".

"Je souhaite que le travail fait ces derniers jours entre la Grèce et les institutions (FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne) pose les bases d'un accord qui doit être trouvé le plus vite possible", a ajouté François Hollande.

18h36 - La Grèce a fait "ses premières vraies propositions"

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a reconnu ce lundi que la Grèce a fait "ses premières vraies propositions depuis de nombreuses semaines". Il a au passage appelé à arrêter "le jeu de poker politique".

17h43 - Les Bourses européennes dopées par le possible accord

Après la Bourse d'Athènes, les autres places européennes ont fini en forte hausse, portées par les déclarations de l'Eurogroupe évoquant la possibilité d'un accord en fin de semaine. Le CAC40 a ainsi signé une performance remarquable de +3,81% à 4.998 points. La Bourse de Francfort a enregistré exactement la même (+3,81%) et Milan a fait à peine moins bien (+3,41%) et Madrid un peu mieux (+3,87%).

16h30 - La Bourse d'Athènes applaudit l'espoir d'un accord

La Bourse d'Athènes a clôturé sur une très forte hausse de +9%, réagissant positivement aux déclarations du chef de file de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui a estimé qu'un accord en fin de semaine était possible entre Athènes et ses créanciers.

15h22 - "De bon pas" en vue d'un accord pour cette semaine

A l'issue de l'Eurogroupe, une brève conférence de presse a été tenue par son chef de file, Jeroen Dijsselbloem et le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Pierre Moscovici.

Jeroen Dijsselbloem a expliqué que les argentiers de la zone euro n'ont, faute de temps, pas pu examiner en détails les nouvelles propositions émanant de la Grèce. Il a néanmoins salué "des pas positifs". "C'est une chance en vue d'un accord cette semaine", a-t-il insisté.

Pierre Moscovici a ensuite pris la parole en restant dans le même ton que le chef de file de l'Eurogroupe. Le commissaire français a ainsi salué "une bonne base de travail" tout en précisant qu'il reste "encore du chemin" à faire.

14h44 - Fin de l'Eurogroupe

Le ministre finlandais des Finances, Alexander Stubb a indiqué sur son compte twitter que la réunion des ministres des Finances de la zone euro s'est achevée. Cette réunion visait à examiner les nouvelles propositions de la Grèce pour parvenir enfin à un accord et éviter à Athènes le défaut de paiement vis-à-vis du FMI, le 30 juin prochain.

A cette réunion des ministres des Finances doit succéder cet après-midi un mini-sommet des chefs d'Etat et des gouvernements des pays de la zone euro. 

Le vice-président de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis a d'ores et déjà fait savoir que l'Eurogroupe se réunirait une nouvelle fois cette semaine.

14h23 - Les concessions de la Grèce

La presse grecque a révélé les dernières propositions d'Athènes envers ses créanciers. Le gouvernement accepte notamment de relever la TVA sur l'hôtellerie de 6,5 à 13%. Il refuse en revanche d'augmenter celui sur l'électricité (actuellement à 13%) qui constitue "une ligne rouge". L'exécutif grec accepterait en outre d'alourdir la fiscalité, en introduisant notamment une taxe extraordinaire sur les bénéfices des entreprises supérieurs à 500.000 euros.

13h20 - Schäuble douche les espoirs d'un accord

Comme à son habitude le ministre allemand des Finances a fait montre de scepticisme concernant d'éventuelles avancées sur la Grèce. Wolfgang Schäuble affirme ainsi que le pays n'a pas présenté de "propositions substantielles" depuis la semaine dernière. Dès lors, le sommet de ce soir "apportera relativement peu de choses", estime-t-il.

12h45 - La Finlande fait part de son pessimisme

"J'ai très peu d'espoir de parvenir à un accord aujourd'hui", a déclaré Alexander Stubb le ministre finlandais des Finances, avant de participer à la réunion des ministres des Finances de la zone euro.

12h27 - Merkel temporise

La chancelière allemande a déclaré qu'il "restera plusieurs jours dans la semaine au cours desquels des décisions peuvent être prises". Un porte-parole de Berlin a indiqué que le sommet de ce lundi risque de n'être que consultatif.

12h00 - Hollande veut un "accord durable"

François Hollande a déclaré lundi que la France souhaitait "un accord global et durable" et non "partiel ou limité dans le temps" entre la Grèce et ses créanciers, avant un sommet de la zone euro en début de soirée à Bruxelles. "Ce que je ne veux pas, c'est que ce soit un accord partiel ou limité dans le temps. Je suis pour un accord global et durable", a déclaré à la presse le chef de l'Etat.

La France "fera tout pour qu'un accord puisse sortir de la discussion". Dans l'hypothèse où la négociation n'aboutirait pas lundi soir, il fau(drai)t, selon lui, "que les bases soient telles qu'un accord soit possible dans les prochains jours".

11h45 - Tsipras pose ses conditions

Le Premier ministre grec a énuméré lundi, à son arrivée à Bruxelles, les "clés d'un accord" avec les créanciers: ni excédent budgétaire "excessif", ni baisses de retraites, ni hausse des tarifs de l'électricité et rétablissement de la "normalité" du droit du travail.

"Nous arrivons en vue de parvenir à un accord viable économiquement", a déclaré Alexis Tsipras avant le début de rencontres-marathon avec les représentants des créanciers du pays (UE, BCE, FMI). Selon la déclaration transmise par ses services, il a fait la liste des "clés" d'un tel accord: "laisser derrière nous les excédents primaires (solde budgétaire avant paiement de la dette, NDLR) excessifs, sauver les salaires et les retraites, éviter des augmentations excessives et déraisonnables de l'électricité (...), rétablir la normalité dans les relations de travail et promouvoir les réformes structurelles (...) visant à la redistribution des charges, la lutte contre l'évasion fiscale et la corruption".

11h30 - La BCE de nouveau au chevet des banques grecques

La BCE a de nouveau relevé lundi matin le niveau de son aide d'urgence aux banques grecques (ELA), a indiqué une source bancaire grecque, précisant que les gouverneurs de la BCE pouvaient si nécessaire le refaire "à tout moment". Le montant du relèvement - le troisième depuis mercredi pour faire face à des retraits massifs de leur épargne par les Grecs - n'a pas été précisé. 

10h15 - Un accord "à portée de main" pour Hollande

Le président de la République estime qu'un accord sur la Grèce est "possible", "à portée" de main" mais qu'il reste des "obstacles", a déclaré Pierre Laurent, numéro un du PCF, à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'Etat. "Le président de la République nous a exprimé la volonté d'obtenir un accord qui respecte le gouvernement grec actuel", a ajouté devant la presse le dirigeant, qui conduisait une délégation de personnalités de gauche et de la société civile (PCF, Parti de gauche, personnalités socialistes notamment),

9h40 - La Bourse d'Athènes en forte hausse

La Bourse d'Athènes faisait un bond de plus de 7% lundi matin peu après l'ouverture, misant sur la conclusion d'un accord dans la soirée entre la Grèce et ses créanciers. A 08h10 GMT, l'indice général gagnait 7,08% à 736,01 points. Les banques, de loin les valeurs les plus volatiles de la place, s'envolaient, rattrapant leurs pertes de la semaine passée. Alpha gagnait 17,48%, Banque du Pirée 14,42%, Eurobank 15,45% et Banque nationale de Grèce 14,77%.

8h30 - "Le sort de la Grèce se joue en bonne part aujourd'hui"

"Le sort de la Grèce, de l'euro se joue en bonne part aujourd'hui", a affirmé lundi le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à quelques heures d'un sommet européen qui pourrait permettre de régler la crise grecque. Cette crise a déjà été l'occasion de maintes réunions présentées comme très importantes, mais "cette fois c'est décisif", a déclaré le commissaire, disant croire en un accord ce soir.

6h30 - La Grèce envoie un signal positif à ses créanciers

Athènes a envoyé de nouvelles propositions à ses créanciers qui y ont vu une "bonne base". "Nouvelle proposition grecque reçue par M. Juncker, Mme Lagarde et la Banque centrale européenne. Bonne base pour faire des progrès au sommet de la zone euro", a ainsi indiqué dans la nuit de dimanche à lundi Martin Selmayr, le chef de cabinet du président de la Commission, sur son compte Twitter.

Aucun détail n'a été fourni sur le contenu de ces propositions faites par Athènes pour obtenir le déboursement rapide de 7,2 milliards d'euros

Y.D. et J.M. avec agences