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GM&S: "Si les salariés persistent nous prendrons toutes les décisions nécessaires", affirme Le Maire

Invité de BFMTV-RMC, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire est revenu sur ce dossier, alors que des salariés de GM&S bloquent un site de PSA, donneur d'ordre de l'entreprise.

Le dossier GM&S s'embrase. Depuis mercredi, des salariés de l'équipementier automobile bloquent le site PSA de Sept-Fons, dans l'Allier, l'un des donneurs d'ordre de cette entreprise stéphanoise.

Invité de BFMTV-RMC, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire les appelle "à lever les blocages sur le site Peugeot de Sept-Fons, de le faire tout de suite" car "il n'y a pas une minute à attendre, c'est dans votre intérêt, c'est de l'intérêt des salariés de la Souterraine (le site de GM&S, NDLR).

Néanmoins, Bruno Le Maire a mis en garde ces mêmes salariés. S'il a rappelé que "le droit de grève [était] constitutionnel", il a assuré que "le droit de bloquer un site de production [n'existait] pas".

Tous les emplois ne seront pas gardés

"Si les salariés persistent, en contravention avec la loi de la République, nous prendrons toutes les décisions nécessaires pour appliquer la règle de droit", a-t-il prévenu. 

À l'heure actuelle, le repreneur de GMS, GMD, ne propose de reprendre que 130 emplois sur les 280. "On peut toujours faire mieux" a reconnu Bruno Le Maire. Mais "je n'ai pas l'habitude de vendre des illusions aux gens", a-t-il ajouté.

"Est-ce que tous les emplois seront gardés à La Souterraine? Je préfère être très clair: non. Car le site ne serait pas compétitif si nous gardons tous les emplois", a assuré Bruno Le Maire.

Le ministre de l'Économie a néanmoins assuré que "tous ceux qui ne pourront être gardés sur le site" feront "l'objet d'offres de reclassement et de formation sur lesquelles nous travaillons depuis des semaines avec Muriel Pénicaud (la ministre du Travail, NDLR).

Bruno Le Maire a indiqué qu'une réunion aura lieu mardi prochain avec l'ensemble des parties prenantes. L'échéance importante aura lieu le 17 juillet quand le tribunal de commerce de Poitiers examinera l'offre de reprise de GMD. "Nous travaillons depuis des jours, nous ne sommes pas loin d'une solution", a-t-il conclut.

J.M.