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Gattaz: le Medef est "derrière Emmanuel Macron"

Pierre Gattaz ne donne toutefois pas "un blanc seing" à Emmanuel Macron

Pierre Gattaz ne donne toutefois pas "un blanc seing" à Emmanuel Macron - Éric Piermont - AFP

Dans un entretien à l'AFP, le président de l'organisation patronale affirme son soutien au candidat d'En Marche!, sans pour autant lui donner un "blanc-seing". Il affirme également que les patrons "résisteront" si Marine Le Pen est élue.

Alors que le second tour de l'élection présidentielle se jouera donc entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Pierre Gattaz ne fait pas mystère de sa préférence.

"Nous sommes aujourd'hui derrière le candidat Emmanuel Macron, en tout cas sur le plan économique et social. Il n'y a pas l'ombre d'une hésitation", a-t-il dit lors d'un entretien à l'AFP, tout en avertissant que les patrons seraient "vigilants" sur son action s'il était élu.

"Par contre, ce n'est pas un blanc seing", a ajouté Pierre Gattaz, qui s'était montré critique avant le premier tour de la présidentielle sur plusieurs mesures du programme économique du leader d'En Marche!.

"On ne désertera pas" si Le Pen est élue

"Nous avons bien compris qu'Emmanuel Macron souhaitait travailler avec les forces économiques de ce pays", a-t-il expliqué. "Nous serons vigilants pour l'accompagner dans le développement économique de la France qui devra être fait par des réformes importantes et rapides", a-t-il indiqué, jugeant que le prochain président aurait entre "six et neuf mois" pour effectuer ces réformes.

Et en cas de victoire de Marine Le Pen? "Je n'ose pas imaginer ce scénario, qui serait vraiment catastrophique", a estimé le numéro un du Medef. 

"Après, nous travaillons pour la France, pour les Français et pour notre pays avant tout. Donc, on ne désertera pas, on sera là", a-t-il assuré, ajoutant que les chefs d'entreprise seraient "peut-être comme des résistants du Vercors".

"On ne baissera pas les bras, mais ce sera de la résistance active pour éviter le pire", a expliqué l'entrepreneur, soulignant que cela serait "compliqué" si la France sortait de la zone euro. 

J.M. avec AFP