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Le Maire: "nous réviserons les perspectives de croissance pour 2018"

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, prend acte que la croissance du PIB sera inférieure aux 2% initialement prévus par le gouvernement. Son objectif sera revu à la baisse.

Le PIB de la France a faiblement augmenté au deuxième trimestre (0,2%). Une hausse décevante qui fait suite à une croissance faible (0,3%) sur les trois premiers mois de l'année. La prévision établie initialement par le gouvernement sur l'année (+2%) pour établir son budget ne peut plus être atteinte. Et le ministre de l'Économie en prend acte: "nous réviserons les perspectives de croissance" pour l'année en cours, a admis Bruno Le Maire, ce mardi sur BFMTV-RMC.

Pourquoi cette mauvaise performance de l'économie française au dernier trimestre? "D'abord il y a eu des grèves, grève à la SNCF, grève à Air France, et j'avais indiqué il y a déjà plusieurs mois que cela se traduirait par 0,1 point de croissance en moins", a affirmé Bruno Le Maire. "Il y a eu l'augmentation du prix du pétrole, qui pèse aussi sur notre compétitivité, il y a le climat international, avec cette guerre commerciale qui nuit aussi à l'activité économique".

"Nous avons une autre politique, plus longue"

Bruno Le Maire souligne également le rétablissement des comptes publics en 2017: "pour la première fois depuis 10 ans, nous sommes sortis de la procédure de déficit public excessif". Autre motif de satisfaction, les "330.000 emplois nets créés en 2017, et 120.000 sans doute en 2018". Enfin, le ministre souligne que l'investissement des entreprises "reste dynamique, et c'est probablement ce qu'il y a de plus important en termes de croissance". "Nous sommes dans la bonne direction, avec une politique économique claire, simple et réaliste" a affirmé le ministre.

Questionné sur la hausse du chômage le mois dernier, Bruno Le Maire affirme que la courbe continue de baisser "sur le temps long". "Nous n'avons jamais indiqué qu'au bout de douze mois, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes" relève Bruno Le Maire: "notre promesse c'est celle d'un rétablissement de nos comptes publics, d'un redressement de la compétitivité de l'économie française, et c'est celle d'une intégration économique européenne plus forte".

Le ministre de l'Economie dit comprendre l'impatience des Français sur le pouvoir d'achat, mais "nous, nous ne redistribuons pas de l'argent public en veut tu en voilà". "Nous avons une autre politique, plus longue, plus difficile, qui consiste à mieux rémunérer le travail".

N.G.