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Darmanin reste "très confiant", à deux jours de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source

Le ministre Gérald Darmanin.

Le ministre Gérald Darmanin. - AFP Eric Feferberg

Dès le 1er janvier 2019, l'impôt sur le revenu sera prélevé à la source. Ce changement radical dans la collecte de l'impôt n'effraie pas Gérald Darmanin, qui croit en une réforme suffisamment bien préparée.

"Je suis très confiant dans la capacité des services fiscaux à mettre en œuvre ce nouveau système, et dans la capacité de nos concitoyens à l’accepter". Dans une interview accordée au Journal du Dimanche ce 30 décembre, soit à deux jours de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin reste très serein.

La mise en place du prélèvement à la source a pourtant soulevé un bon nombre de doutes chez les particuliers comme chez les entreprises. Ont été évoqués : une trop grande complexité d’installation du dispositif dans les entreprises, des bugs techniques ou encore un effet psychologique désastreux de voir sa fiche de paie amputée directement de l’impôt sur le revenu.

Une phase de test sans aucun bug, selon Darmanin

Pour la partie technique, Gérald Darmanin se repose sur la phase d’expérimentation grandeur nature en cours depuis trois mois : "l’application du taux de prélèvement à la source a été testée sur 8 millions de bulletins de salaire, sans bug", assure-t-il au JDD. Et le gouvernement a "beaucoup travaillé avec les entreprises" en amont.

"Le prélèvement à la source, ce n’est rien d’extraordinaire, juste une ligne de plus sur le bulletin de paie comme les cotisations sociales – et les entreprises collectent déjà la CSG ou la TVA", a ajouté le ministre de Comptes publics. Il a toutefois cédé à la demande des entreprises de supprimer certaines sanctions prévues en cas d’incidents.

Pour ce qui est de l’effet psychologique sur les contribuables, Gérald Darmanin n’a jamais "souscrit à cette inquiétude". Au contraire, le ministre des Comptes publics pense que le fait de faire "coïncider la date de paiement de l’impôt avec le jour de perception du salaire" devrait permettre de supprimer les problèmes de trésorerie et donc les "fins de de mois difficiles". De plus, la réforme devrait profiter à l’économie toute entière car "une fois l’impôt prélevé, l’argent qui arrive sur votre compte est entièrement à vous, libre à la consommation". Cette réforme permettrait de la sorte de faire "entrer la France dans l’ère moderne", conclut le ministre.

Hugo Baudino