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Fitch déclasse un peu plus la Grèce

Fitch estime que le gouvernement grec "survivra" à la crise de liquidités (photo d'illustration: la banque nationale grecque)

Fitch estime que le gouvernement grec "survivra" à la crise de liquidités (photo d'illustration: la banque nationale grecque) - Luisa Gouliamaki - AFP

L'agence de notation a abaissé la note de la dette souveraine grecque de deux crans, vendredi 27 mars. Elle justifie sa décision par les "risques élevés" qui pèsent sur les négociations entre Athènes et ses créanciers.

Fitch complique un petit peu plus la donne pour la Grèce. L'agence de notation a abaissé, vendredi 27 mars, la note du pays de deux crans, à "CCC", pointant des "risques élevés" autour des discussions entre Athènes et ses créanciers internationaux sur le versement d'une tranche d'aide.

"Le manque d'accès au marché, les incertitudes sur un déblocage rapide (de l'aide internationale) et la tension dans le secteur bancaire grec ont mis une pression extrême sur le financement de l'Etat grec", assure également l'agence dans un communiqué.

Sous perfusion internationale depuis 2010, Athènes négocie avec ses créanciers pour obtenir une partie des 7,2 milliards d'euros que doit lui verser l'Union européenne, avant que les caisses de l'Etat ne se vident totalement. Un accord doit être trouvé la semaine prochaine.

Une dette à plus de 175% du PIB

Selon Fitch, le gouvernement grec, dirigé par le parti anti-austérité Syriza, "survivra à cette crise de liquidités" sans faire défaut sur une partie de sa dette détenue par ses bailleurs de fonds publics (UE, BCE, FMI). Mais les risques restent "élevés", assure l'agence.

A "CCC", la note de la dette grecque s'enfonce d'ailleurs dans la catégorie des obligations jugées très risquées pour les créanciers.

Athènes croule sous une dette dépassant les 175% de son produit intérieur brut (PIB).Vendredi, le gouvernement grec a annoncé qu'il présenterait à ses créanciers un plan de réformes qui redressera l'économie en évitant les méfaits de l'austérité.

J.M. avec AFP