BFM Business

Ultimes tractations pour réformer la fiscalité des entreprises

Pour Geoffroy Roux de Bezieux (au premier plan à côté de Pierre Gattaz), les Assises de la fiscalité sont un "pétard mouillé".

Pour Geoffroy Roux de Bezieux (au premier plan à côté de Pierre Gattaz), les Assises de la fiscalité sont un "pétard mouillé". - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les groupes de travail doivent rendre leurs conclusions mardi 25 mars au gouvernement. Quelques pistes ont commencé à filtrer. Mais pour le Medef, le compte n'y est toujours pas.

Lancées fin janvier, les Assises de la fiscalité des entreprises arrivent à leur terme. Les groupes de travail doivent rendre leur conclusions demain mardi 25 mars. Tout l'objectif est de s'aligner sur la fiscalité allemande d'ici à 2020, c'est en tout cas l'objectif affiché par François Hollande.

Or, si l'on en croit le Medef, cela suppose de baisser les impôts des entreprises de 50 milliards au total, soit 25 milliards à mi-parcours, d'ici la fin du quinquennat.

Pour l'instant nous dit-on au Medef, on est loin, très loin du compte puisque selon les toutes premières pistes qui ont commencé à filtrer, on serait sur une baisse de l'ordre de 5 à 8 milliards d'euros dans le cadre de ces assises de la fiscalité.

Jouer à armes égales avec l'Allemagne

Le Medef commence déjà à faire monter la pression. C'est un pétard mouillé, cela va provoquer un choc certes mais un choc de défiance prévient Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président de l'institution.

On ne demande pourtant pas d'aligner la fiscalité sur l'Irlande ou le Bengladesh. Mais juste de pouvoir jouer à arme égale avec nos concurrentes allemandes nous résume un porte-parole du Medef.

Caroline Morisseau