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SP maintient la note AA de la France et sa perspective négative

L'agence de notation a indiqué  qu'une perspective négative indique que la probabilité qu'elle abaisse la note à long terme du pays cette année "est au moins de une sur trois".

L'agence de notation a indiqué qu'une perspective négative indique que la probabilité qu'elle abaisse la note à long terme du pays cette année "est au moins de une sur trois". - Emmanuel Durand - AFP

"L'agence américaine note une amélioration des résultats budgétaires en 2015. Mais au vu de la faiblesse de la reprise économique, elle a des craintes sur la stabilisation de la dette économique."

L'agence de notation américaine Standard and Poor's (SP) a maintenu vendredi la note AA de la dette à long terme de la France, tout en continuant d'envisager de l'abaisser. "En dépit de l'amélioration des résultats budgétaires en 2015, nous considérons que des risques continuent de peser sur la stabilisation de la dette publique, au vu de la fragilité de la reprise économique, de la faiblesse de l'inflation et de l'éventualité de nouveaux dérapages budgétaires", a souligné l'agence dans un communiqué.

"La perspective reste négative, reflétant les risques qui continuent de peser selon nous sur la trajectoire de la dette publique et sur les perspectives économiques", a-t-elle ajouté, précisant qu'une perspective négative indique que la probabilité qu'elle abaisse la note à long terme du pays cette année "est au moins de une sur trois".

L'agence a en ligne de mire des dérapages budgétaires

SP assortit la note AA de solvabilité à long terme de la France d'une perspective négative depuis octobre 2014. Elle serait susceptible d'abaisser cette note si "le déficit budgétaire ne reculait pas comme nous le prévoyons actuellement, soit en raison de dérapages budgétaires en période pré-électorale, soit si la reprise économique ne se confirme pas comme nous l'anticipons", explique-t-elle.

Autre facteur qui pourrait l'amener à revoir à la baisse la notation de la France: si "nous percevions que le train de mesures de soutien à la compétitivité du gouvernement ne suffisait pas à accroître la croissance potentielle", ajoute-t-elle. L'agence, traditionnellement plus sévère à l'égard de la France que ses homologues Moody's et Fitch, avait été la première à priver le pays de son "triple A", en janvier 2012.

C.C. avec AFP