BFM Business

Remise à plat de la fiscalité: Cazeneuve envisage toutes les possibilités

Bernard Cazeneuve ne veut pas "se figer sur telle ou telle hypothèse"

Bernard Cazeneuve ne veut pas "se figer sur telle ou telle hypothèse" - -

Bernard Cazeneuve a déclaré, ce lundi 25 novembre, qu'il ne fallait pas se "figer sur telle ou telle hypothèse". Il fait référence à la fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG. La plupart des partenaires sociaux ont été reçus à Matignon ce lundi.

Bernard Cazeneuve ne ferme aucune porte. Le ministre délégué au Budget a déclaré, ce lundi 25 novembre, à propos de la remise à plat de la fiscalité engagée par Matignon qu'il ne fallait "pas se figer sur telle ou telle hypothèse", comme la fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG.

Interrogé par BFMTV sur cette fusion, évoquée par Jean-Marc Ayrault la semaine dernière, Bernard Cazeneuve a répondu: "des tas d'autres pistes peuvent exister et notre rôle est de privilégier les objectifs que nous voulons atteindre plutôt que de nous figer sur telle ou telle hypothèse qui pourrait nous conduire à perdre de vue l'ensemble du paysage".

Le ministre a insisté sur la nécessité de "ne pas s'enfermer dans des hypothèses" pour mener à bien la réforme fiscale, rappelant que la tâche assignée était d'atteindre "les objectifs" du gouvernement à savoir: "la simplification", la stabilisation, la stimulation de la croissance, la progressivité et la justice".

"Ce n'est pas un coup de com"

Jean-Marc Ayrault a donné le coup d’envoi de la désormais fameuse "remise à plat" de la fiscalité française. Véritable marque de fabrique du gouvernement actuel, la consultation des partenaires sociaux est apparue comme inévitable. Ce lundi 25 novembre, les leaders des organisations syndicales ont donc tour à tour été reçus à Matignon. A commencer par Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière. Ce dernier a semblé surpris par la sincérité du Premier ministre : "Ce n'est pas un coup de com", a déclaré celui qui, la veille, s’était prononcé contre une fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu. Il a également précisé que le gouvernement envisageait de s’attaquer au financement de la Sécurité sociale.

Même son de cloche chez Laurent Berger, qui a jugé sincère la démarche de Jean-Marc Ayrault. Le patron de la CFDT a par ailleurs plaidé pour un "impôt sur le revenu comme base de la fiscalité", et souhaitant que celui-ci soit "plus progressif ".

Du côté de la CGT, pas de déclaration fracassante, mais une thématique qui revient régulièrement. Il n'y a pas de ras-le-bol fiscal mais les Français ont du mal à boucler les fins de mois. La question posée, c'est celle des salaires", a ainsi affirmé Thierry Lepaon, son scrétaire général.

Enfin, s’il a salué la démarche de concertation entreprise par le gouvernement, le Medef a mis la pression pour obtenir des résultats rapides, "au plus tard à l’été 2014". Pierre Gattaz, son président, a également indiqué vouloir ouvrir "cinq chantiers: la baisse des dépenses publiques, la baisse du coût du travail, la baisse de la fiscalité des entreprises, la simplification et les freins à l'emploi".

Diane Lacaze