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Moscovici: "je regarde les performances de la Grande Bretagne et je préfère être Français"

Pierre Moscovici ce vendredi 24 janvier à Davos.

Pierre Moscovici ce vendredi 24 janvier à Davos. - -

Le ministre de l'Economie et des Finances a, lors d'une conférence de presse à Davos ce vendredi 24 janvier, jugé que "les réformes, que le gouvernement met en place depuis mai 2012, produisent leurs effets". Il a réaffirmé vouloir dépasser 1% de croissance en 2014.

La France n'est pas "l'homme malade de l'Europe". Pierre Moscovici a voulu convaincre, ce vendredi 24 janvier. Lors d'une conférence de presse tenue au Forum économique mondial de Davos, le ministre de l'Economie a affirmé que "le regard sur la France a changé".

"Lorsque je regarde les performances de la Grande Bretagne et de la France (....), je préfère être Français. Aujourd'hui, la dynamique de la Grande Bretagne est meilleure pour l'instant mais c'est aussi parce que la situation n'était pas aussi bonne auparavant".

"Les réformes, que nous mettons en place depuis mai 2012, produisent leurs effets", a-t-il justifié, citant notamment le crédit d'impôt compétitivité et emploi, la réforme bancaire ou la réforme du marché du travail.

"Les résultats sont là car la France est sortie de la récession avec une performance économique dont je ne saurai me réjouir mais qui est supérieure à celle de la zone euro", a-t-il poursuivi. La France devrait connaître, selon les projections du gouvernement, une croissance de 0,1% en 2013, alors que la zone euro devrait enregistrer un chiffre négatif, de -0,4%, selon les prévisions de la Commission européenne.

"Nous voulons faire plus"

"Les résultats sont là, ils sont honorables mais nous voulons faire plus", a-t-il lancé, ajoutant que "la France est la deuxième économie de la zone euro, elle ne peut se contenter d'être dans la moyenne (de cette même zone, ndlr)".

Il a ainsi rappelé le cap fixé par François Hollande, c'est-à-dire "donner un nouvel élan et accélérer, amplifier renforcer cette croissance". "C'est un engagement majeur sur lequel nous serons intransigeant", a-t-il assuré, précisant que cela est "le sens du pacte de responsabilité".

Quant à savoir quand les effets de cet élan pourront être observés, il a affirmé qu'ils "peuvent et doivent être très rapides"."Mon espoir est que la France puisse faire plus de 1% (de croissance, ndlr) en 2014", contre 0,9% prévu dans le Budget 2014.

"Attendons ce soir", la décision de Moody's

Pierre Moscovici a également été interrogé sur la décision de Moody's, l'agence de notation devant rendre son verdict sur la note de crédit de la France, ce vendredi 24 janvier.

Il a indiqué "être au courant de la note actuelle de la France", mais n'a pas voulu en dire plus. "Attendons ce soir", a-t-il conclu.

Julien Marion