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Les salaires des fonctionnaires ont (encore) baissé en 2013

En tenant compte de l'inflation, les fonctionnaires ont perdu en pouvoir d'achat l'an passé

En tenant compte de l'inflation, les fonctionnaires ont perdu en pouvoir d'achat l'an passé - Dred Dufour - AFP

En tenant compte de l'inflation, les traitements de l'ensemble des employés de la fonction publique ont diminué en 2013 par rapport à l'année précédente, selon une étude de l'Insee publiée ce lundi 27 avril. Les agents de l'Etat sont les plus touchés (-0,7%).

Les quelque 5 millions de fonctionnaires ont à nouveau vu leurs salaires diminuer entre 2012 et 2013, avec une baisse entre 0,1% et 0,7% en tenant compte de l'inflation, selon une étude de l'Insee publiée lundi.

Comme les deux années précédentes, les agents des trois versants de la fonction publique (Etat, Territoriale et Hospitalière) ont vu leur salaire net moyen diminuer sur un an, alors que le point d'indice qui sert de base au calcul des salaires est gelé depuis 2010.

Les agents de l'Etat (dans les ministères et les établissements publics), en grande partie des cadres, ont perçu un salaire net moyen de 2.470 euros par mois, en baisse de 0,7% en euros constants (tenant compte de l'inflation), après une baisse de 0,8% l'année précédente.

Dans la Territoriale, les agents ont touché 1.850 euros par mois en moyenne, en baisse de 0,1% par rapport à 2012 et dans l'Hospitalière 2.240 euros (-0,2%), selon les données provisoires de l'Insee.

Des mesures complémentaires de revalorisation

Pour établir la paye des fonctionnaires, on multiplie la valeur du point d'indice (4,63 euros depuis juillet 2010) par l'indice de traitement (déterminé par le grade et le corps auquel appartient l'agent).

S'y ajoutent les éventuelles primes et indemnités, dont la part n'a cessé d'augmenter, et en sont retranchées les cotisations sociales (CSG, CRDS...).

Le ministère de la Fonction publique a engagé à l'été 2014 des négociations pour améliorer les carrières et rémunérations des agents, qui doivent en principe se conclure le 2 juin.

Il propose notamment de remplacer une part des primes par une grille de salaires revalorisée. A cela doivent s'ajouter des mesures complémentaires de revalorisation des grilles, prévues jusqu'en 2022. Le coût global de ces mesures n'a pas été dévoilé.

J.M. avec AFP