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Les revenus tirés du Boncoin, Blablacar et Airbnb bientôt taxés?

Le fisc s'intéresse aux particuliers qui jouent les chauffeurs sur Blablacar et autres sites de covoiturage.

Le fisc s'intéresse aux particuliers qui jouent les chauffeurs sur Blablacar et autres sites de covoiturage. - Philippe Desmazes - AFP

Les particuliers qui vendent des objets d'occasion, se transforment en chauffeur pour du covoiturage ou bien louent ponctuellement leur logement ne paient aucune taxe sur ces profits. Une situation que le fisc ne compte pas laisser telle quelle.

En ces temps de crise, l'économie collaborative connaît un essor sans précédent. Nombreux sont les particuliers à tirer quelques revenus d'appoint en vendant les objets qui dorment dans leurs placards. Il y a aussi ceux qui rentabilisent leurs déplacements en pratiquant le covoiturage ou bien louent pour quelques nuits un chambre vacante dans leur logement. Autant de pratiques qui ont fait le succès de sites comme Leboncoin, Blablacar ou encore Airbnb.

Mais voilà, ces revenus échappent à toute taxation… et l'Etat compte bien s'attaquer à ce manque à gagner. La commission des Finances a ainsi mis sur pied un groupe de travail dédié au développement de l'économie collaborative, et qui devra donc se pencher sur ses conséquences fiscales, selon Le Figaro. Un rapport sera rendu au mois de septembre.

Les intermédiaires de paiement sollicités

Les travaux sont donc déjà lancés. Les sénateurs ont entamé depuis le mois de mars des auditions avec les sites leaders du secteur, ainsi que des experts du secteur numérique. L'étape suivante est la rencontre avec des représentants de l'administration fiscale.

Toute la difficulté pour les parlementaires est de mettre fin au rétrécissement de la base fiscale, les services de ces sites de partage se substituant bien souvent à ceux proposés des entreprises issues de l'économie traditionnelle, qui eux sont taxés.

Mais la taxation des revenus issus de ces sites communautaires risque d'être difficile à mettre en place, notamment car il est n'est pas aisé de connaître leur montant. Le groupe de travail envisagerait donc de solliciter les intermédiaires de paiement par lesquelles passent les transactions. Mais cela ne concerneraient que les particuliers qui en tirent une source de revenus régulière.

C.C.