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Le Brexit pourrait coûter 0,1 à 0,2 point de croissance à la France

Christian Eckert est secrétaire d’État au Budget depuis avril 2014.

Christian Eckert est secrétaire d’État au Budget depuis avril 2014. - AFP - Thomas Samson

Le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert a repris les suppositions de plusieurs économistes ce jeudi sur LCP. Il encourage néanmoins à surtout rester prudent sur ces prévisions.

"Une baisse de la croissance et de l'activité en Grande-Bretagne pourrait avoir une conséquence comprise entre 0,1 et 0,2 point de PIB, comme le disent les spécialistes", a déclaré Christian Eckert sur la chaîne de télévision LCP ce jeudi matin. Le secrétaire d’État au Budget envisage les conséquences du Brexit. Il a rappelé l'importance des échanges commerciaux entre la France et le Royaume-Uni.

Cette déclaration n’est néanmoins qu’une supposition. "Aujourd'hui c'est encore un peu tôt pour le dire, là encore il faudra observer attentivement les choses", a-t-il mis en garde.

"Pas d'inquiétude"

Après le vote en faveur du Brexit, le ministre des Finances Michel Sapin avait estimé qu'il n'y avait "pas d'inquiétude particulière" à avoir pour la croissance économique française, les moteurs de la reprise en France étant selon lui "internes", à savoir la consommation des ménages et l'investissement des entreprises.

Après un premier trimestre solide, avec 0,6% de croissance du produit intérieur brut, le gouvernement a revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2016 à 1,6%. Un chiffre proche de celui des principales institutions internationales, notamment du FMI (1,5%) et de l'OCDE (1,4%).

Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, qui prévoit pour sa part 1,4% de croissance en 2016, a indiqué mercredi qu'il maintenait ce chiffre malgré le Brexit, estimant que l'impact du vote britannique serait "plus modeste" dans la zone euro qu'au Royaume-Uni.

A.R. avec AFP