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Hollande promet des baisses d'impôts en 2017 sous conditions

"Le président de la République a confirmé qu'il songeait à acter de nouvelles baisses d'impôts en 2017 "en fonction des marges". Il a également assuré que la France disait "non", à l"heure actuelle, au traité de libre-échange transatlantique."

François Hollande réfléchit bel et bien à un cadeau fiscal préélectoral. Le président de la République a promis de nouvelles baisses d'impôts en 2017 si des "marges" sont disponibles. Le président s'exprimait lors d'un colloque de la Fondation Jean Jaurès à Paris. 

"En fonction des marges et seulement en fonction des marges dont nous pourrons disposer, il conviendra de poursuivre cette politique de réforme, de justice et de baisse des prélèvements pour les Français les plus modestes", a plus précisément déclaré le chef de l'État.

Redonner aux Français ce "qu'ils avaient acquitté"

François Hollande confirme ainsi des informations rapportées lundi par les Échos et dont parlait BFM Business le 12 avril: l'exécutif compte encore alléger la fiscalité des ménages. Le quotidien rapportait néanmoins que Bercy était hostile à une telle mesure, afin de se concentrer sur le respect des objectifs de déficit.

François Hollande a souligné que les baisses d'impôts ont jusqu'à présent "concerné 12 millions de contribuables depuis 2014". 

Mais il l'a reconnu: "Je sais que beaucoup de ceux-là avaient pu être concernés par des dispositions fiscales de la majorité précédente ou même de la nôtre. Il était donc de notre devoir de leur redonner ce qu'ils avaient acquitté pour le redressement de notre pays".

La loi Travail "un compromis juste"

François Hollande a par ailleurs balayé l'ensemble des sujets économiques. Il a ainsi défendu le projet de loi Travail, dont l'examen à l'Assemblée nationale a débuté ce mardi, en affirmant que le texte est "un compromis dynamique et juste comme tout ce que nous avons fait depuis 2012. C'est un texte de progrès".

Évoquant ensuite les négociations autour du traité de libre-échange transatlantique (abrégé "TTIP" ou "Tafta") il a affirmé qu'à ce stade "la France dit non", confirmant ainsi une position déjà défendue par Manuel Valls et le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Matthias Fekl.

"Jamais nous n'accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l'accès aux marchés publics", a-t-il ajouté.

J.M. avec AFP