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Déficits: Sapin n'est "pas favorable" à un changement des règles

Michel Sapin explique que des souplesses existent déjà.

Michel Sapin explique que des souplesses existent déjà. - -

Le ministre des Finances et des Comptes publics a indiqué, ce jeudi 26 juin, qu'il ne souhaite pas que le calcul du déficit public soit modifié pour soustraire les dépenses d'investissement. "Il y a déjà beaucoup de souplesses existantes", affirme-t-il.

Michel Sapin ne partage pas l'avis de Matteo Renzi. Le ministre des Finances et des Comptes publiques a indiqué à quelques journalistes ce jeudi 26 juin "ne pas être favorable" à une modification des calculs du déficit public au niveau européen. Contrairement, donc, au chef du gouvernement italien qui souhaite, lui, que ces calculs excluent les dépenses d'investissement.

Michel Sapin a ajouté qu'"il y a déjà beaucoup de souplesses existantes" dans le Pacte de stabilité européen, qui fixe les limites en termes de finances publiques en zone euro, notamment le critère d'un déficit public ne devant pas excéder 3% du Produit intérieur brut. François Hollande a appelé récemment à "tirer pleinement parti des flexibilités" offertes par les textes européens.

Eviter un grand marchandage

La France bénéficie actuellement de ces "souplesses", puisque la Commission européenne lui a accordé deux ans de délai pour parvenir à ce seuil de 3% en 2015. Mais Bruxelles doute pourtant que Paris y parvienne.

Paris veut éviter de lancer un grand marchandage à l'échelle européenne, qui verrait chaque pays militer pour soustraire du déficit les dépenses qui l'intéressent: l'investissement pour l'un, les engagements de défense pour l'autre, les coûts de la dette etc.

Ce thème devrait être discuté par les dirigeants européen lors d'un sommet qui débute ce jeudi 26 juin et s'achèvera vendredi.

J.M. avec AFP