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Budget: ce que prévoit le gouvernement d'ici à 2022

Bercy aura la lourde tâche de réduire drastiquement le déficit public.

Bercy aura la lourde tâche de réduire drastiquement le déficit public. - Fred Dufour - AFP

Le gouvernement a présenté ce mercredi ses prévisions budgétaires pour l’année prochaine, mais aussi pour l’ensemble du quinquennat. Dette, déficit, croissance... Voici les principaux chiffres.

Pour le premier budget de l’ère Macron, le gouvernement s’est voulu relativement optimiste, même si l’accent a été mis sur la "sincérité" de ce projet de loi de finances, dans un contexte favorable pour l’économie française. Voici les principales prévisions.

> Une croissance stabilisée

Le gouvernement prévoit une augmentation du PIB de 1,7% en 2017 et en 2018, après 1,1% en 2016. Pour établir cette prévision, l’exécutif se base sur plusieurs critères: "la poursuite de la reprise en zone euro et (…) l’accélération de la demande mondiale" (une croissance de 2% est prévue en 2018 pour la zone euro, NDLR), "la création de 300.000 emplois depuis un an", "le redressement des marges des entreprises depuis 2013", ou encore "l’élan positif" de l’investissement immobilier.

Un optimisme tempéré par "les performances décevantes des exportations au premier semestre" et par l’appréciation de l’euro qui affecte la compétitivité des entreprises françaises. Les prévisions de croissance sont, pour l’instant, de l’ordre de 1,7% en 2019, 2020 et 2021. Puis, en 2022, le PIB progresserait de 1,8%.

> Une inflation qui progresse

Après une légère hausse de 0,2% l’an passé, le gouvernement estime que les prix à la consommation (hors tabac) augmenteront de 1% en 2017, puis de 1,1% en 2018. Le gouvernement envisage en outre une inflation qui "convergerait vers 1,75% en 2021 et 2022", soit proche des objectifs fixés par la Banque centrale européenne.

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> Une dette publique réduite

L’exécutif prévoit une stabilisation du poids de la dette publique à 96,8% du PIB en 2018. Celle-ci augmenterait ensuite à 97,1% en 2019, avant de décroître fortement. À la fin du quinquennat, le gouvernement envisage ainsi une baisse globale de 5 points de PIB, pour atteindre 91,4%.

> Un déficit maintenu sous les 3%

Réaffirmant son intention de "sortir de la procédure de déficit excessif prévue par les textes européens", le gouvernement prévoit de réduire le déficit public de 0,3 point en 2018, pour que celui-ci atteigne 2,6% du PIB.

Il remonterait en 2019, atteignant à nouveau 3%, avant de se rapprocher des meilleurs standards européens: 1,5% en 2020, 0,9% en 2021 et 0,2% en 2022. À la fin du quinquennat, donc, les comptes de la nation pourraient s’approcher de l’équilibre.

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> Des prélèvements obligatoires en baisse

L’exécutif promet de faire diminuer le taux de prélèvements obligatoires de 1 point de PIB sur l’ensemble du quinquennat. La baisse devrait atteindre 10 milliards d’euros en année pleine, dont 4 milliards bénéficiant aux entreprises et 6 milliards aux ménages.

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> Une dépense publique réduite

En contrepartie, des économies seront engagées pour réduire de trois points de PIB le poids de la dépense publique. L’État veut ainsi économiser 7 milliards d’euros par an alors que la Sécurité sociale devra se serrer la ceinture à hauteur de 5 milliards. Les collectivités, elles, devront encore être affectées à hauteur de 3 milliards.

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Yann Duvert