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Assurance maladie: les pistes pour économiser 2,5 milliards en 2014

La Sécurité sociale se fixe comme objectif de réaliser près de 2,5 milliards d'économies en 2014.

La Sécurité sociale se fixe comme objectif de réaliser près de 2,5 milliards d'économies en 2014. - -

La sécurité sociale formule des propositions dans son rapport annuel, dont l'AFP a obtenu copie, ce mardi 9 juillet, pour tenir son objectif de dépenses en 2014. Parmi elles, la baisse de prix de certains médicaments.

2,48 milliards d'euros. C'est l'objectif d'économie de la Sécurité sociale pour 2014. Elle doit veiller à ce que ses dépenses ne progressent que de 2,4% l'année prochaine, contre 2,7% cette année et 2,5% en 2012. La caisse nationale d'assurance maladie dévoilait, dans son rapport annuel, ses pistes pour y parvenir. Les voici.

>> Baisse des tarifs

Quelque 750 millions peuvent être économisés via une baisse des tarifs des médicaments. L'assurance maladie pointe le prix de certains d'entre eux, comme le Lucentis, développé par Novartis contre une forme de dégénérescence visuelle. Elle cite aussi des traitements contre le cholestérol et des anti-coagulants.

Une baisse des prix des dispositifs médicaux est également préconisée. Les pompes à insuline, les prothèses, les appareils respiratoires, les pansements, sont plus chers en France qu'ailleurs, note la sécurité sociale. Selon le rapport, une gestion plus parcimonieuse permettrait aux hôpitaux d'économiser 220 millions sur leurs achats, et 150 millions sur leurs prescriptions médicamenteuses.

L'assurance maladie réitère par ailleurs sa recommandation de baisser les tarifs des biologistes et des radiologues, pour un gain de 150 millions d'euros.

>> Rationalisation des prescriptions et des opérations

La CPAM estime que 600 millions d'euros peuvent être économisés grâce à la "maîtrise médicalisée". Celle-ci consiste à limiter la prescription des médicaments chers et à favoriser encore plus les génériques. Ou encore à restreindre les transports sanitaires en taxi ou en ambulance quand c'est possible.

Favoriser les interventions chirurgicales sans nuit passée à l'hôpital est aussi une piste, comme d'éviter les opérations pratiquées de façon un peu trop systématique. Mis particulièrement en cause: l'appendicectomie, les chirurgies de la thyroïde ou de la prostate, et le canal carpien.

Nina Godart