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65% des Français opposés à une deuxième journée de solidarité

Selon un nouveau sondage, les Français sont majoritairement opposés à la création d'une nouvelle journée de solidarité. (image d'illustration)

Selon un nouveau sondage, les Français sont majoritairement opposés à la création d'une nouvelle journée de solidarité. (image d'illustration) - Damien Meyer - AFP

Près de deux Français sur trois se disent opposés à la création d'une deuxième journée de solidarité pour financer les besoins en matière de dépendance.

Les Français sont majoritairement contre la création d'une nouvelle journée de solidarité, selon un sondage* OpinionWay et ComdataGroup pour Les Echos et Radio Classique. Seulement 32% des personnes interrogées se disent favorables à ce qu'un jour férié devienne une nouvelle journée travaillée mais non payée pour les salariés, tandis que 3% ne se prononcent pas. 

L'hypothèse d'une deuxième jour de solidarité, après celle instaurée en 2004, a été évoquée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn et le président Emmanuel Macron comme piste parmi d'autres pour financer la prise en charge de la dépendance.

Une majorité (55% des personnes interrogées) se dit favorable à ce que l'État rende l'assurance dépendance obligatoire. Comme c'est le cas pour l'assurance automobile et l'assurance habitation. 43% des sondés y sont opposés. Parmi les sondés, 59% jugent "tout à fait prioritaire" la prise en charge de la dépendance des personnes âgées par la Sécurité sociale demain, tandis que 34% la qualifient d'"importante mais pas prioritaire". Seules 4% qualifient de "secondaire" cette prise en charge.

Les mouvements des salariés des Ehpad plutôt bien perçus 

61% estiment que l'État doit prendre en charge "toutes les personnes concernées", contre 36% qui estiment qu'il doit prendre en charge "uniquement les personnes qui en ont le plus besoin".

87% des sondés estiment justifiés les mouvements de protestation du personnel dans certains établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), seulement 10% ne les jugeant pas justifiés et 3% ne se prononçant pas.

64% des personnes interrogées se disent préoccupées par l'éventualité d'une situation de dépendance, pour elles-mêmes ou l'un de leurs proches.

Sondage réalisé en ligne les 18 et 19 avril, auprès d'un échantillon représentatif de 1.024 personnes (méthode des quotas).

A.M. avec AFP