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Emplois aidés et dotations conservés dans les quartiers en difficulté

En déplacement à Tourcoing (Nord) ce mardi, le chef de l’État a annoncé plusieurs mesures en faveur des quartiers défavorisés.

En décrétant ce mardi une "mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers", Emmanuel Macron a souhaité répondre aux craintes des élus locaux, inquiets de voir leurs dotations fondre au fil des ans.

En déplacement à Tourcoing (Nord), le chef de l’État leur a pourtant assuré que les dotations spécifiques accordées aux collectivités incluses dans la politique de la Ville serait maintenues, et même "augmentées à hauteur de 90 millions d’euros". "Personne ne perdra le moindre crédit en 2018", a-t-il martelé.

Critique des emplois aidés

Emmanuel Macron a également annoncé que les emplois aidés seraient orientés de manière prioritaire "vers les territoires les plus fragiles". Même s'il n'a pas résisté à la critique du dispositif: "ceux qui le défendent" (...) "n'en voudraient pas pour eux-mêmes!", a-t-il ainsi affirmé.

Outre un "plan de construction de crèches", et le développement des maisons de santé, le président a indiqué que le complément de libre choix du mode de garde (Cmg) serait revalorisé de 30% pour les familles monoparentales. Les subventions aux associations, elles, seront sanctuarisées.

L'emploi, "clé de l'émancipation"

Enfin, après avoir défini l'emploi comme "clé de l'émancipation" des habitants des quartiers difficiles, Emmanuel Macron a vante le "plan de 15 milliards d'euros pour la formation", censé y contribuer. Mais aussi les "emplois francs", dont l'expérimentation a récemment été votée par l'Assemblée nationale. Certaines entreprises recrutant un jeune des quartiers difficiles recevront ainsi 5000 euros par an pendant trois ans dans le cas d'une embauche en CDI. Dans le cas d'un CDD de deux ans, l'aide s'élèvera à 2500 euros par an pendant deux ans.

Y.D.