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Déficit: Hollande voudrait un nouveau délai

François Hollande plaide pour un assouplissement des règles budgétaires.

François Hollande plaide pour un assouplissement des règles budgétaires. - -

Le président de la République a, ce mardi 24 juin, adressé au président du Conseil européen un "agenda pour la croissance et le changement en Europe". Selon Le Monde qui s'est procuré le texte, Paris espère obtenir un délai supplémentaire pour respecter les 3% de déficit.

Le Sommet européen des 26 et 27 juin prochains risque d'être de nouveau le théâtre d'affrontement entre les tenants de la rigueur budgétaire et ceux qui plaident pour davantage de souplesse. Et assurément François Hollande appartient au second camp.

Selon Le Monde, le président de la République a, ce mardi 24 juin, adressé "un agenda pour la croissance et le changement en Europe" au président sortant du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Le quotidien, qui s'est procuré le texte, explique que "l'objectif est de faire passer ses idées sur l'investissement et la flexibilité budgétaire, en échange du soutien au candidat de la droite à la tête de la Commission, Jean-Claude Juncker".

Ainsi cet agenda prévoit de "desserrer l'étau de l'orthodoxie budgétaire". Mais selon Le Monde, là où Matteo Renzi, le président du Conseil italien, propose d'exclure certains investissements du calcul des déficits, l'Elysée insiste plus sur le rythme. "La France, qui a peu de chances de parvenir à son objectif de 3% de déficit en 2015, espère obtenir un délai supplémentaire", peut-on ainsi lire sur le site du quotidien.

Un véhicule d'épargne commun pour les Européens

Dans cet agenda, François Hollande plaide pour "une politique budgétaire équilibrée" dans la zone euro "afin d'éviter que les politiques de compétitivité menées simultanément ne prolongent la situation de faible inflation, pesant d'autant sur les efforts de désendettement". Il compte également "accompagner de la politique monétaire de la BCE afin d'amplifier les effets de ses annonces".

Enfin, le chef de l'Etat français propose dans cet agenda un programme d'investissement à cinq ans qui représenterait 2% du PIB, soit environ 240 milliards d'euros par an et 1.200 milliards d'euros en cinq ans. Ces investissements se concentreraient dans cinq secteurs: les infrastructures, la recherche, l'énergie, la formation des jeunes et la santé.

Le financement passerait à la fois par la Banque européenne d'investissement (BEI), par les banques publiques d'investissement nationales ainsi que par l'épargne privée en Europe. Sur ce dernier point, "un véhicule d'épargne commun à l'ensemble des citoyens européens" serait créé.

|||sondage|||1983

J.M.