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Déficit: Benoît Hamon s'engage à respecter la règle des 3%

Benoît Hamon, lors d'une conférence européenne sur son projet européen le 10 mars 2017.

Benoît Hamon, lors d'une conférence européenne sur son projet européen le 10 mars 2017. - GABRIEL BOUYS / AFP

Le candidat socialiste s'est engagé à respecter la règle des 3% en matière de déficit public à la fin de son quinquennat. Il a toutefois concédé qu'il y aurait probablement un dépassement de ce seuil lors des deux premières années.

Après avoir qualifié la règle des 3% de déficit comme un "non-sens", le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, s'est engagé ce vendredi à rester "en dessous" de ce seuil à la fin de son quinquennat, après probablement "une petite bosse" (au-dessus de ce taux) les deux premières années.

"Sur le pacte de stabilité, moi, je pense qu'il faut qu'on sorte des formules qui consistent à dire: remise en cause unilatérale des règles", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse sur son projet européen. "La réalité, c'est que la politique économique que je vais mettre en oeuvre supposera en matière de trajectoire des finances publiques, probablement, que dans les deux premières années de mon quinquennat, nous connaissions une petite bosse par rapport aux objectifs des 3%. Nous sommes aujourd'hui avec un objectif en fin de quinquennat qui doit être à 2,7, 2,8 % du PIB en matière de déficit public".

"Je souhaite des politiques de relance qui se concentrent sur la transition écologique, sur les investissements dans l'avenir et sur la mise en oeuvre du Revenu universel d'existence, les Européens souhaitent que nous ayons une trajectoire des finances publiques qui tendent vers les moins de 3%, je m'engage à ce que les deux objectifs puissent être tenus", a insisté M. Hamon.

Des recettes nouvelles

Le candidat PS a estimé cette semaine que la version amendée de son revenu universel d'existence coûterait 35 milliards d'euros. Il a par ailleurs estimé vendredi à 30 milliards d'euros les politiques qu'il "juge indispensables dans l'éducation nationale, dans l'enseignement supérieur et la recherche, en matière de transition de notre modèle économique vers une prise en compte plus grande de l'écologie".

Un coût qui serait cependant compensé par des "recettes nouvelles". "Qui sait qu'aujourd'hui le coût social de la pollution de l'air, c'est 52 milliards d'euros par an, et le coût pour les finances publiques 5,5 milliards d'euros? Il y a un coût lié aux discriminations: 2,2 milliards. Bref il y a des recettes nouvelles liées aux politiques que nous mettrons en oeuvre qui nous permettrons de compenser largement ces dépenses nouvelles", a-t-il estimé.

P.L avec AFP